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Le Forum ouvert en images

Très intéressante vidéo qui permet de goûter un peu à ce qu’est le Forum ouvert, la méthode d’animation qui me procure le plus de satisfaction et qui rend de grands services aux groupes avec lesquels je l’utilise (du moins, c’est ma perception, renforcée par les commentaires de mes clients et des participants).

J’aime particulièrement ces quelques mots, lancés à la fin de la séquence «le Forum ouvert, c’est simple, mais ce n’est pas facile». Tout à fait!

Plus de détails sur le site Open Space World.

Merci à Chris pour le lien.

Pourquoi sommes-nous ici? Pour être heureux!

Très rares sont ceux et celles qui ont pu se retenir de sourire quand, le mois dernier, le ministre des Finances Raymond Bachand a lancé, très sérieusement : « La finalité, ce n’est PAS d’équilibrer le budget. La finalité, c’est d’ÊTRE HEUREUX COMME PEUPLE, d’avoir une croissance économique et de gagner à court terme, et de gagner à long terme. » Même si, au fond, plusieurs — j’en fais partie — étaient en partie d’accord avec ce qui a été dit, il était difficile de croire que ces mots allaient réellement teinter les actions du gouvernement. Même si M. Bachand y croit réellement, que fera-t-il pour incarner ces paroles lancées en l’air, sous le coup d’une inspiration soudaine ou d’un éclair de compassion?

C’est une tout autre histoire quand M. Toshiro Kanamori, professeur de quatrième année d’une école primaire de Kanazawa, près de Tokyo, annonce aux élèves que puisque l’on n’a qu’une vie à vivre, il vaut mieux en profiter pleinement et être heureux. L’extrait vidéo qui suit est une superbe leçon de courage, d’amour et de compassion. Quelqu’un peut la montrer à M. Bachand? Ça lui ferait du bien! De mon côté, j’ai été fortement impressionné par les qualités de facilitateur et d’hôte de cet homme (Kanamori, pas Bachand!).

Children full of life sur Youtube

Référence: Children full of life, sur le site Transforming Capitalism 2.0>>3.0

Questions d’échelle: personnel, politique, global

À la sauvette, comme c’est souvent le cas dernièrement, je consigne quelques éléments ici.

En cherchant un moyen de diffuser des vidéos en HD sur des intranets pour mes clients (en lien avec mon nouveau dada de filmer en accéléré les événements que Grisvert anime), je suis tombé sur cette superbe animation sur le site Vimeo:

H2oil animated sequences from Dale Hayward on Vimeo.

On y présente l’envergure des projets industriels d’extraction de gaz naturel en Alberta. L’ampleur de l’utilisation de ressources naturelles et énergétiques nécessaires, en particulier l’eau, est astronomique.

J’ai tout de suite fait un lien avec un article lu dans Orion l’été dernier. Dans Forget about shorter showers, Derrick Jensen explique que le mouvement environnemental est trop centré sur des gestes de consommation personnelle (acheter une auto hybride, changer ses ampoules, consommer «vert») et que l’ampleur de la crise environnementale commande des initiatives à bien plus grande échelle. Par exemple, au sujet de l’utilisation de l’eau, il écrit:

Or let’s talk water. We so often hear that the world is running out of water. People are dying from lack of water. Rivers are dewatered from lack of water. Because of this we need to take shorter showers. See the disconnect? Because I take showers, I’m responsible for drawing down aquifers? Well, no. More than 90 percent of the water used by humans is used by agriculture and industry. The remaining 10 percent is split between municipalities and actual living breathing individual humans. Collectively, municipal golf courses use as much water as municipal human beings. People (both human people and fish people) aren’t dying because the world is running out of water. They’re dying because the water is being stolen.

Sous un propos volontairement provocateur, Jensen nous rappelle de porter attention à l’échelle des problèmes auxquels nous faisons face. Il est essentiel de rebâtir et de garder vivants les réseaux d’alimentation locale, tout comme la réduction de notre consommation personnelle d’énergie a des effets positifs. Ces comportements révèlent une certaine sensibilité et une prise de conscience. Toutefois, il ne faut pas que le sentiment de «devoir accompli» que ces comportements «écoresponsables» peuvent procurer serve d’écran devant l’ampleur des chantiers qui nous attendent pour assurer la survie de l’humanité. Et surtout, il nous faudra exiger de nos leaders, tant de la scène politique, économique que sociale, qu’ils se posent les bonnes questions. Quelle heure est-il pour l’humanité? Quel monde sommes-nous en train de léguer à nos enfants?

Oh là! Je suis parti pour un boutte là! Je voulais seulement prendre quelques minutes pour mettre en lien la vidéo et le bout de texte de Jensen! Allez, au boulot!

4646 km en accéléré

Ces derniers jours, j’ai développé une fascination pour les films tournés en accéléré (time lapse). J’ai pu mettre cette nouvelle passion à profit hier lors d’une journée où je secondais Philippe lors d’une animation pour l’INO. J’ai remis en service mon vieux G2 que j’ai branché à mon ordi pour capturer une image à toutes les 5 secondes. Comme c’est Phil qui animait, j’ai eu le temps de monter le tout en fin de journée et j’ai pu présenter la journée en moins de 2 minutes aux participants. C’était superbe que de les voir sourire, rire de bon coeur et, finalement, applaudir. Voir tout le travail accompli en une journée condensé en 2 minutes, ça fait un effet assuré! Attendez-vous à me revoir faire ça… et à diffuser le fruit de la récolte lors d’événements publics.

Mais voilà que je trouve mon maître! C’est un travail superbe qu’a fait Christoph Rehage pour partager une année à pied (merci à Presentability pour le lien).

The Longest Way 1.0 – one year walk/beard grow time lapse from Christoph Rehage on Vimeo.

Reportage télé sur le forum de la RMBMU

Belle surprise ce matin que de voir un reportage télé dans lequel on parle du forum de mobilisation de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka que j’ai animé en juin dernier à Baie-Comeau (photos ici).

L’équipe de Biosphère télé a fait un bon travail et on sent bien l’esprit de l’événement dans le reportage.

On y voit plusieurs images du forum, qui a duré 2 jours, de belles interventions des participants qui parlent de dialogue, de visions et d’action, et très peu d’images de moi en train d’animer, ce qui est très bien. Je sens que j’ai bien joué mon rôle de facilitateur: «totalement présent, presque invisible»!

Le reportage sur Terre TV.

Nourriture de la semaine

Nord

  • Regardé hier soir Ce qu’il faut pour vivre. Superbe film, tout en lenteur, au rythme du Nord. Il faut voir les yeux de Tiivii lorsqu’il parle de la chasse dans la toundra au jeune Kaki alors qu’ils sont dans un sanatorium de Québec.
  • Continué à lire Arctic Dreams, de Barry Lopez. Hier soir, j’ai eu droit à une belle description de la biologie du boeuf musqué. De quoi bien meubler les rêves d’un naturaliste!
  • Été ensorcellé par le chant de gorge traditionnel et la musique moderne de Tanya Tagaq dans Auk/Blood

Travail

  • Pondu le design de quatre animations cette semaine. Des animations courtes (entre une heure et une demi-journée) avec des groupes de 12 à 130 personnes. Encore réussi à imaginer des animations qui, je crois, seront utiles et vivantes. Je m’en vais d’ailleurs faire expérimenter la «médecine Grisvert» à mes amis du Groupe Dancause cet après-midi en animant un p’tit bout de leur rencontre annuelle.
  • Trouvé mon double! Je lui ai envoyé un mot, mais je n’ai pas encore reçu de réponse! Bien hâte de voir ce que cette rencontre pourra donner!

Nature et culture

Débuté la lecture, dans le bus ce matin, de The nature of design par David W. Orr. Dès le premier paragraphe, j’étais accroché. La question qui est à la source de la démarche de l’auteur est particulièrement forte:

«How do we re-imagine and remake the human presence on earth in ways that work over the long haul?»

Extraits de l’introduction:

This book is not an argument to return to some mythic condition of ecological innocence. No such place ever existed. It begins, however, with an acknowledgment that we have important things to relearn about the arts of longevity – what is now called « sustainability » – from earlier cultures and other societies.
[...]
This is a design challenge like no other. It is not about making greener widgets but how to make decent communities that fit their places with elegant frugality.
[...]
the problem is not how to produce ecologically benign products for the consumer economy, but how to make decent communities in wich people grow to be responsible citizens and whole people.
[...]
The essays lay out a standard for design that is oriented to generosity in the large sense of the word, the preservation of wildness and wilderness, and the design of a culture that protects its children.

J’aime ça! J’ai hâte de prendre le temps de me plonger dans cette lecture.

Cette vidéo m’a fait rire aux larmes. Je vais essayer de faire ça un jour c’est certain!

En terminant, une citation glanée dans the Nature of design

The traditional Indian stood in the center of a circle and brought everything together in that circle. Today, we stand at the end of a line and work our way along that line, discarding or avoiding everything on either side of us. – Vine Deloria