J’ai pris l’habitude, au cours des dernières années, de publier ici des réflexions assez complètes et documentées. Le succès que nous avons avec Grisvert fait en sorte que j’ai de moins en moins de temps à consacrer à la rédaction. Ça ne veut pas dire que je ne lis plus et que je ne réfléchis plus… bien au contraire! Je vais donc me forcer pour publier des textes sur mes réflexions et idées en construction. Ou encore laisser des traces des éléments de théorie qui me sont utiles. On verra bien ce que ça donnera! Je commence tout de suite avec quelques réflexions sur les consultations publiques. Et je le fais rapidement!
Depuis quelques mois, il y a une épidémie de consultations publiques à la ville de Québec. Que ce soit pour le manège militaire, la mobilité durable, la densification de la colline parlementaire ou le plan d’urbanisme, on organise des consultations publiques.
Ce que j’observe, c’est que ces consultations ne font que contribuer à la polarisation du débat. Pourquoi? Selon moi, c’est parce que ce ne sont que des simulacres de consultations publiques. Dans une consultation publique, les enjeux ne devraient pas être connus dès le départ. Oui, les leaders ont quelque chose à proposer, mais l’issue de la consultation devrait être ouverte. Dans le cadre des consultations récentes, l’administration municipale me semblait avoir une très nette idée de l’issue dès le début du processus. Pour moi, ces paroles du maire Labeaume au sujet de la consultation publique sur l’avenir du Manège militaire sont très révélatrices:
«On va rester spectateur, a-t-il dit, parce qu’on sait qu’à la fin ça va prendre un facilitateur pour mettre peut-être deux ou trois groupes ensemble. Tous les projets sont un petit peu imparfaits, mais si on en met deux ou trois ensemble, on va faire un projet qui quant à moi et quant à la Ville de Québec serait le projet qu’on espère.» Source: Consultation sur l’avenir du Manège: la Ville restera spectatrice (Cyberpresse).

