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Un World Café à 300!

J’ai été assez silencieux ici ces dernières semaines. C’est que, plongé dans l’action comme je l’étais,  je n’avais pas beaucoup de temps pour la réflexion!

Près de 300 personnes étaient réunies hier à Québec pour discuter de réussite, de persévérance et des cheminements en science et en technologie. La planification et l’animation de la journée avaient été confiées à Grisvert. Je reviendrai plus tard sur les coulisses du design d’un tel événement. Nous y avons intégré des éléments de l’Art of Hosting, de la démarche chaordique et du World Café, en plus d’effectuer une abondante récolte esthétique. Philippe, moi, Mireille Soucy et Caroline Durand formions l’équipe d’animation. Plongés dans la régie et l’animation comme nous l’étions, nous n’avons pas vraiment pu «sentir» le degré réel d’appréciation des participants. Les commentaires qui nous ont été fait par notre client, La CRÉ et les 27 signataires de l’entente spécifique, étaient très élogieux… ce qui nous laisse croire que notre travail a porté fruit!

Je laisse décanter un peut tout ça et je consignerai mes observations et réflexions dans quelques jours. D’ici là, voici quelques photos prises hier. Pour voir le site de l’événement (ça aussi j’en reparlerai!), c’est ici.


Trouvez plus de photos comme celle-ci sur Journée de concertation du 28 janvier

Toucher le sol en courant / les sphères de ma pratique

Le développement de Grisvert n’est pas de tout repos! Un ami me faisait récemment la remarque suivante: «you guys have hit the ground running». Nous touchons effectivement le sol en courant! Nous jouons un rôle de défricheurs en proposant au Québec des approches et un discours audacieux. Nous avons le savoir-être et les connaissances nécessaires pour être à la hauteur de ce que nous promettons. Nous avons beaucoup d’expériences connexes et complémentaires aux pratiques que nous proposons, mais comme ce que nous offrons est nouveau, nous ne l’avons pas fait souvent!

Ceci rend le cycle de vente plus long que si nous vendions un service pour lequel nous avons de nombreuses années d’expérience et pour lequel le besoin est révélé et reconnu. Mais nous savons qu’il y a un besoin pour ce que nous offrons et que nous avons tout ce qu’il faut pour réussir. Chaque jour nous progressons, nous rencontrons des gens qui manifestent de l’intérêt et avons des indices tangibles que tout est en place pour que la récolte commence à être bonne!

Mais ce qui est le plus stimulant jusqu’à présent, c’est de voir le réseau de complices et de collaborateurs se mettre en place de manière organique et naturelle. Plusieurs personnes avec qui nous souhaitions collaborer se sont manifestées avant même que nous ne trouvions un bon contexte pour leur lancer une invitation. Nous ne sommes donc pas seuls et avons le soutien de certaines des personnes les plus expérimentées dans l’application et le développement des approches que nous proposons avec Grisvert. Et les liens qui se tissent ne sont pas que professionnels, ce sont des amitiés solides et chaleureuses qui se créent et se nourrissent au fil des rencontres et des échanges.

Parmi ces amitiés, il y a celle avec GeorgeRia et le reste de l’équipe de Community — Intelligence qui a nourri plusieurs échanges ces derniers jours et qui devrait bientôt faire naître une belle collaboration autour de projets au Québec et en Europe. C’est en discutant des pistes de collaboration et des synergies que nos expériences respectives rendent possibles que j’ai eu l’idée d’adapter un de leurs schémas (Our domains of practice). Plutôt que d’en discuter en circuit fermé, je publie ici ma version de ce schéma. Je l’ai plus fait au «je» qu’au «nous» alors Philippe, ne te gêne pas pour suggérer des modifications/ajouts.

Chacun des cercles représente une des sphères de ma (nos?) pratique. Chacune de ces pratiques peut être liée avec les autres. C’est ce qui caractérise l’approche de «mixeurs» que nous développons avec Grisvert. Nous ne travaillons pas dans un silo, mais cherchons plutôt à établir des liens et à connecter des approches et des méthodes afin de susciter et de nourrir la collaboration et la cocréation. Notre activité dans chacune des sphères du schéma est stimulée par une question centrale. Ces questions sont formulées à la suite du schéma.

 

Présence

Comment créer les contextes qui favoriseront l’émergence de visions communes et la réalisation d’un potentiel collectif plus élevé?

Écologies de connaissance

Comment créer et cultiver des espaces physiques et virtuels dans lesquels la connaissance sera créée et partagée de façon fluide et organique?

Durabilité

Comment contribuer à ce que l’action collective soit effectuée dans une perspective de pérennité et d’effets positifs sur la nature, la société et l’économie?

Entreprise 3.0

Comment imaginer et créer la prochaine génération d’organisations?

Art de l’accueil

Comment inviter la vie à habiter les conversations pour ranimer et sceller les liens entre les individus et favoriser la collaboration et la cocréation?

Communautés de praticiens

Comment marier les manifestations physiques et virtuelles de la collaboration pour faire naître et prospérer des communautés vivantes, stimulantes et riches?

Leadership collaboratif

Comment stimuler l’émergence de leaders qui restaurent et créent de l’énergie dans les groupes, qui questionnent, savent écouter et invitent à imaginer et à créer un futur qui est collectivement souhaité?

Incarnation

Comment représenter intellectuellement et physiquement le changement qui est souhaité individuellement et collectivement?

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Voilà! Voyons maintenant comment tout ça se mettra en place concrètement et qui viendra jouer avec nous!

Retour sur une expérience de mentorat

Il y a quelques semaines, j’ai participé à l’école d’été de l’Institut du Nouveau Monde à titre de mentor pour de jeunes entrepreneurs sociaux. Les mentors passaient trois après-midis avec des jeunes qui souhaitent développer un projet dont la portée sociale est positive. Le troisième jour, les participants présentaient leur projet devant un jury et trois projets étaient sélectionnés parmi la trentaine de participants.

Je consigne ici, rapidement, quelques notes au sujet de la démarche que j’ai effectuée avec mes deux « apprentis », Simon et Geneviève. Vous devinerez que je n’ai pas suivi le plan qui était suggéré par les organisateurs de l’activité ;-)

En passant, le projet de Geneviève a fait partie des trois projets sélectionnés par les juges. Mon accompagnement n’y est peut-être pour rien, mais j’ose croire que je l’ai aidée un peu ;-) lire la suite »

Grisvert: naissance d’un projet

Il y a deux ans déjà que je me suis lancé dans l’aventure qui a mené à la création de Grisvert. Pour marquer la fin de ce cycle et aussi pour m’aider à «ramasser» ces deux années en un seul lieu, j’ai préparé un schéma qui montre les différentes étapes qui ont précédé la naissance du projet.

Brouillon du design en PDF

Chacune des pastilles numérotées représente une étape importante dans le processus qui a mené au projet tel qu’il est aujourd’hui. Les étapes sont décrites ci-bas. Le schéma s’inspire du Five Breaths Design, une façon d’imaginer des processus de collaboration que j’utilise de plus en plus.

1. Poser les bonnes questions

Le 6 juin 2006, quelques jours après avoir quitté Opossum, j’identifiais l’objectif de la démarche: «C’est quoi ma place? Quel est le travail qui me procurera le plus de plaisir? Avec qui je ferai ce travail?». Un extrait du billet L’entreprise naturelle:

Quand j’ai décidé de quitter Opossum, une des principales raisons était de profiter de cette occasion pour faire le point sur ma carrière et prendre les décisions qui me permettront de faire le travail idéal pour moi.

Mon travail chez Opossum était loin de me rendre malheureux, mais je commençais à sentir que plus le temps avancerait, moins j’aurais la conviction d’être à la meilleure place. Mais c’est quoi ma place? Héhé! Voilà la question à laquelle je souhaite répondre dans les prochains mois et ce blogue sera mon outil principal pour y parvenir.

Pourquoi ce blogue pourra-t-il m’aider à définir mon futur travail? Parce qu’il m’aidera à créer un réseau de gens qui partagent des intérêts communs et qui ont des aptitudes complémentaires. Ainsi, en faisant le travail de définir ce pour quoi je serai le meilleur et ce que j’aurai le plus de plaisir à faire, je ferai des rencontres, je piquerai la curiosité de certains et je bâtirai un réseau. Et c’est de ce réseau qu’émergera, peut-être, une nouvelle entreprise.

Voilà, la table était mise! Il est intéressant d’observer que je faisais dans le même texte référence à Dave Pollard de la manière suivante:

… mon parcours sera en partie inspiré de la démarche que propose (et applique) Dave Pollard pour la création de ce qu’il appelle la Natural enterprise (je parlerai d’entreprise naturelle en français).

Nous verrons plus tard comment Dave réapparaitra en fin de parcours! lire la suite »