Carnet de route 2 / Québec… à Québec

Vendredi le 11 février, je me suis rendu à l’aéroport vers 16 h 30 pour prendre mon avion vers Montréal. Le temps d’escale à Montréal était assez court, mais ça me laissait ma journée pour travailler et Sophie et les enfants pouvaient m’accompagner à l’aéroport. La température était belle, mais les avions vers Montréal avaient pris du retard. Impossible d’attraper le vol vers Paris et impossible de me placer sur un autre vol en partance de Toronto ou Ottawa.

Tant pis! Au lieu de faire un Flow Game à Paris, je suis resté avec la famille. Moi, les voyages en avion, ça me rends très relax. On ne peut rien contrôler. Une fois que l’on a choisi nos vols, on vit avec les conséquences. J’ai écrit à Audrey, Nancy et Nath pour leur annoncer que je ne serai pas au rendez-vous à Paris samedi matin et je suis allé jouer avec les enfants.

Le voyage débutera donc pour de vrai samedi et au lieu d’une escale de 24h à Paris, j’y poursuivrai mon chemin vers Helsinki, puis Jyvaskyla.

Carnet de route 1 / Le plan

J’écris ces carnets de route dans l’avion du retour. J’avais prévu publier à quelques reprises pendant le voyage, mais le soir, une fois les suivis pour le travail terminés, je n’en avais plus l’énergie. Je n’en ressentais pas l’urgence non plus. Je préférais laisser décanter un peu ce qui émergeait de ce que j’avais vécu pendant la journée. Ce seront donc des carnets de route « a posteriori »! Je les publierai à quelques jours d’intervalle, ce qui me permettra de prendre mon temps pour bien les compléter et les annoter.

J’allais donc faire un tour en Europe pour, d’abord, participer à une learning expedition en Finlande et, aussi, passer un peu de temps avec nos alter ego, les filles d’Imfusio (Yael, leur homme, était en vacances).

La learning expedition était organisée par Étienne Collignon, président de Sol France (j’étais avec des Français alors ne pas trop s’étonner des nombreux mots anglais!). Y participaient des gens d’organisations françaises (Leroy-Merlin, SNCF), des consultants (coachs, experts en DO et mixeurs de processus) et des universitaires. Nous étions aussi 4 Québécois : les potes de Percolab Yves et Sam, moi et Patrick Dubé, un consultant qui pousse assez loin les concepts de Living Lab, d’innovation ouverte et de développement agile. Un bon mix d’une vingtaine de personnes!

Nous allions en Finlande, à Jyvaskyla pour être plus précis, pour passer deux jours à Team Academy (TA). TA est un projet qui a été démarré il y a plus d’une quinzaine d’années. C’est un programme universitaire de premier cycle radicalement différent des programmes universitaires traditionnels.

En gros, le programme du voyage était le suivant : départ de Québec le 11 février à 16 h 30; arrivée à Paris à 9 h et début d’un Flow Game près de la gare Montparnasse à 11 h avec Jerry Nagel, Nancy Bragart, Nath et Audrey d’Imfusio et deux de leurs amies; départ pour la Finlande dimanche matin et retour à Paris mercredi midi; bamboche en ville avec JP, un ami québécois de passage comme moi; travail jeudi pour préparer l’AOH francophone qui aura lieu en simultané en France et au Québec en juin prochain; rencontre avec deux consultants français qui animent des démarches de collaboration; retour à Québec vendredi.

Voici pour l’intro! Les autres carnets de route seront publiés au fil des prochains jours.

Récoltes hebdomadaires chez Grisvert

Un petit mot pour porter à l’attention de tous les récoltes hebdomadaire que nous publions depuis déjà 4 semaines sur le site de Grisvert. Philippe Étienne et moi y partageons nos réflexions et laissons des traces de nos actions à la fin de chaque semaine. Même si il y a moins d’action ici, vous pourrez avoir une idée de ce qui anime mes journées sur le site de Grisvert. Et pour terminer la semaine, allez donc voir ou revoir cette vidéo que ramène à mon attention Chris sur Twitter et dont j’ai parlé l’an dernier.

Séminaire nordique autochtone en images

Mon plus beau trip d’animation à ce jour! Cherchez les post-its et les crayons de couleur!

Séminaire nordique autochtone 2010 from François Léger Savard on Vimeo.

Le futur du livre

Les dix années que j’ai passées à évoluer dans le monde de l’édition ont forgé une partie de ce que je suis aujourd’hui et je reste toujours intéressé par l’évolution du livre et des métiers de l’édition. C’est pourquoi j’ai pris un grand plaisir à visionner cette vidéo créée par l’équipe d’IDEO. Il n’y a rien d’impossible dans tout ça… un iPad et de bons développeurs peuvent rendre réel pas mal tout ce que l’on voit ici en quelques mois. C’est, comme souvent en édition, la disponibilité de contenus mobiles et facilement réutilisables qui sera le plus grand défi.

The Future of the Book. from IDEO on Vimeo.

Deux textes que j’ai publiés il y a plusieurs années alors que je faisais encore une veille active sur l’évolution du livre:

Frère Marie-Victorin, un sage toujours à la page!

Assis dans ma chambre d’hôtel à Rouyn-Noranda, je parcours d’anciens texte sur mon blogue à la recherche d’une information et voilà que je tombe sur ce texte publié il y a plus de trois ans: Paroles de sage.

L’extrait de la préface de la Flore laurentienne que j’y citais est tellement toujours d’actualité que je me dois de le citer encore une fois!

Je dédie ce livre à la jeunesse nouvelle de mon pays, et particulièrement aux dix mille jeunes gens et jeunes filles qui forment la pacifique armée des Cercles des Jeunes Naturalistes. Ce sera mon humble contribution à une oeuvre pressante: le retour des intelligences aux bienfaisantes réalités de la Nature, au Livre admirable et trop souvent fermé, à cette Bible qui parle le même langage que l’autre, mais où si peu d’hommes savent lire les rythmes de beauté et les paroles de la vie.
Devant les spectacles affligeants d’aujourd’hui, devant le désarroi du monde, beaucoup d’esprits mûrs se demandent si nous n’avons pas fait fausse route en condamnant le cerveau de nos enfants et de nos jeunes gens à un régime exclusif de papier noirci, si la vraie culture et le véritable humanisme n’exigent pas une sorte de retour à la Terre, où les Antée que nous sommes, en reprenant contact avec la Nature qui est notre mère, retrouveraient la force de vivre, de lutter, de battre des ailes vers des idéals rajeunis!
Frère MARIE-VICTORIN
Extrait de la préface de la Flore Laurentienne
3 avril 1935