Archives de la catégorie : Société de l’information

Le e-book, métaphore du livre papier ou fétichisme?

Deux textes intéressants sont parus récemment au sujet des livres électroniques (e-books, livrel et tralala!). Les deux traitent de la métaphore du livre papier que les concepteurs de machines électroniques et d’interfaces de visualisation tentent de représenter dans leurs gadgets.

La plupart des initiatives dédiées au livre électronique tentent de reproduire «l’expérience du papier». Ainsi, on peut tourner les pages, placer des signets, tenir un appareil qui a la forme d’un livre. Je ne serais pas surpris que l’on nous arrive bientôt avec de petits sachets de cette sacro-sainte odeur d’encre!

Dans un texte paru il y a deux semaines, Ben Versbow parle d’un projet de numérisation et de représentation de livres dans The Open Library et conclut que «But nice as this looks, functionality is sacrificed for the sake of fetishism.» . Voici un extrait:

Page turning interfaces have been something of a fad recently, appearing first in the British Library’s Turning the Pages manuscript preservation program (specifically cited as inspiration for the OL Book Viewer) and later proliferating across all manner of digital magazines, comics and brochures (often through companies that you can pay to convert a PDF into a sexy virtual object complete with drag-able page corners that writhe when tickled with a mouse, and a paper-like rustling sound every time a page is turned).

[...]

These sorts of references to the feel and functionality of the paper book are no doubt comforting to readers stepping tentatively into the digital library, but there’s something that feels disjointed about reading this way: that this is a representation of a book but not a book itself. It is a book avatar. I’ve never understood the appeal of those Second Life libraries where you must guide your virtual self to a virtual shelf, take hold of the virtual book, and then open it up on a virtual table. This strikes me as a failure of imagination, not to mention tedious. Each action is in a sense done twice: you operate a browser within which you operate a book; you move the hand that moves the hand that moves the page. Is this perhaps one too many layers of mediation to actually be able to process the book’s contents? Don’t get me wrong, the Book Viewer and everything the Open Library is doing is a laudable start (cause for celebration in fact), but in the long run we need interfaces that deal with texts as native digital objects while respecting the originals.

[...]

But nice as this looks, functionality is sacrificed for the sake of fetishism.

De son côté, Chris Armstrong écrivait hier au sujet d’un Google Tech Talk intitulé Turning the Pages of an E-Book dans The importance of the book metaphor for e-books. Sa conclusion va dans un autre sens que celle de Versbow au sujet de la métaphore du livre papier:

Functionality can be added to books very simply while the page-turning model is simulated so that users remain familiar with how the book ‘works’. It is important for users to have a model for what is being viewed so that they understand how it is used, the symbols or icons used, and how the communication process functions.

Mon avis? Je suis d’accord avec l’idée du sacrifice de la fonctionnalité au profit du fétichisme. J’ai tellement entendu parler de l’amour des lecteurs pour l’odeur de l’encre quand ils évoquent le livre électronique que je ne vois plus de pertinence à essayer d’inventer un gadget qui permettrait de vivre l’expérience du livre papier sur un support électronique. L’avenir n’est pas dans une copie électronique du livre, mais fort probablement dans une nouvelle façon de produire, diffuser et consommer le savoir. Le livre fait bien le travail pour plusieurs usages… il faut se concentrer sur ce qu’il ne sait pas faire et que nous souhaitons pouvoir faire.

Imaginer le livre comme une conversation

Plusieurs des initiatives les plus prometteuses pour l’avenir du livre viennent ces temps-ci de l’Institute for the Future of the Book. J’ai eu l’occasion d’expérimenter Sophie dans un récent projet et il y a dans cet outil plein de potentiel pour faire évoluer les pratiques des lecteurs, des écrivains et des éditeurs.

J’avais bien hâte de pouvoir expérimenter CommentPress, un thème pour WordPress qui permet de commenter au niveau du paragraphe:

CommentPress is an open source theme for the WordPress blogging engine that allows readers to comment paragraph by paragraph in the margins of a text. Annotate, gloss, workshop, debate: with CommentPress you can do all of these things on a finer-grained level, turning a document into a conversation. It can be applied to a fixed document (paper/essay/book etc.) or to a running blog. This site is presented in « document » mode.

CommentPress

C’est aujourd’hui que le thème est lancé et offert à tous. Voici un extrait de l’annonce faite sur le blogue de l’institut, if:book:

This little tool is the happy byproduct of a year and a half spent hacking WordPress to see whether a popular net-native publishing form, the blog, which, most would agree, is very good at covering the present moment in pithy, conversational bursts but lousy at handling larger, slow-developing works requiring more than chronological organization—whether this form might be refashioned to enable social interaction around long-form texts.An important last thought, however.

While CommentPress presents exciting possibilities for social reading and writing on the Web, it is still very much bound by its technical origins, the blog. This presents significant limitations both in the flexibility of document structures and in the range of media that can be employed in writing and response. Sure, even in the current, ultra-basic version, there’s no reason a CommentPress document can’t incorporate image, video and sound embeds, but they must be fit into the narrow and brittle textual template dictated by the blog.

All of which is to say that we do not view CommentPress or whatever might grow out of it as an end goal but rather as a step along the way. In fact, this and all of the experiments mentioned above were undertaken in large part as field research for Sophie, and they have had a tremendous impact on its development. While there is still much work to be done, the ultimate goal of the Sophie project is to make a tool that handles all the social network interactions (and more) that CommentPress does but within a far more fluid and easy-to-use composition/reading space where media can mix freely. That’s the larger prize. For the moment though, let’s keep hacking the blog to within an inch of its life and seeing what we can discover.

Avec un projet de la sorte, on commence à s’élever au-dessus de la bebelle (les lecteurs de e-books) pour inventer une façon d’amplifier les usages du livre traditionnel. On s’engage dans l’édition sociale, dans les réseaux de production, d’annotation et de négociation de la connaissance. Et quand on aura inventé des usages pertinents et amplificateurs de l’expérience du livre traditionnel, là on pourra probablement imaginer l’outil qui fera passer ces usages dans le grand public.

Reste encore toutefois à se questionner sur l’aspect environnemental de tout ça (les lecteurs faits de plastique et autres matériaux de synthèse), mais c’est un tout autre débat auquel je souhaite consacrer un peu de temps dans un futur rapproché. Mais avant ça, il faudra que je trouve du temps pour tester CommentPress!

En terminant, si vous ne l’avez pas encore lu, je vous suggère le texte que Frédéric Kaplan a publié et qui laisse entrevoir des usages du livre assez similaires.

Paroles de sage

Frère Marie-Vctorin en habit d’explorationHier soir, je parcourais la Flore Laurentienne du Frère Marie-Victorin pour rafraîchir mes notions d’identification des arbres quand la lecture d’un passage de la préface m’a apporté un éclairage sur certaines discussions récentes ayant pour sujet la sagesse, l’éducation et la technologie. À la lecture de ce bref extrait, on peut faire plusieurs constats:

  • les paroles d’un sage ont une propriété bien particulière: elles ne se démodent pas;
  • il y a dans l’éducation relative à la nature une clé qu’il faudrait mettre en évidence dans notre trousseau d’outils pour imaginer le futur;
  • ajoutons l’écran à cristaux liquides au papier noirci et le texte est tout à fait actuel.

Voici donc l’extrait en question.

Je dédie ce livre à la jeunesse nouvelle de mon pays, et particulièrement aux dix mille jeunes gens et jeunes filles qui forment la pacifique armée des Cercles des Jeunes Naturalistes. Ce sera mon humble contribution à une oeuvre pressante: le retour des intelligences aux bienfaisantes réalités de la Nature, au Livre admirable et trop souvent fermé, à cette Bible qui parle le même langage que l’autre, mais où si peu d’hommes savent lire les rythmes de beauté et les paroles de la vie.

Devant les spectacles affligeants d’aujourd’hui, devant le désarroi du monde, beaucoup d’esprits mûrs se demandent si nous n’avons pas fait fausse route en condamnant le cerveau de nos enfants et de nos jeunes gens à un régime exclusif de papier noirci, si la vraie culture et le véritable humanisme n’exigent pas une sorte de retour à la Terre, où les Antée que nous sommes, en reprenant contact avec la Nature qui est notre mère, retrouveraient la force de vivre, de lutter, de battre des ailes vers des idéals rajeunis!

Frère MARIE-VICTORIN

Extrait de la préface de la Flore Laurentienne

3 avril 1935

Je ne peux pas m’empêcher de faire un lien avec un texte paru dans le magazine Orion en 2005: Charlotte’s Webpage:

If children do not dip their toes in the waters of unsupervised social activity, they likely will never be able to swim in the sea of civic responsibility. If they have no opportunities to dig in the soil, discover the spiders, bugs, birds, and plants that populate even the smallest unpaved playgrounds, they will be less likely to explore, appreciate, and protect nature as adults.

Dans notre quartier, il y a deux écoles. Dans l’une d’entre elles, la professeure de maternelle va dehors avec les enfants le plus souvent possible. Dans l’autre, on les prépare à une éducation internationale. Devinez laquelle nous choisirons pour Francis l’année prochaine?

Copyright

Cet été, je travaille à l’édition de deux manuels de mathématiques (j’avais essayé d’aider un ami à trouver quelqu’un, mais c’est finalement moi qui me suis retrouvé avec le projet sur les bras!). Ce matin, je prépare les pages liminaires et j’ai eu un choc en rédigeant la note de copyright.

Ça fait maintenant quatre ans que j’ai quitté le monde de l’édition. Je n’ai pas cessé de travailler pour des éditeurs depuis, mais pas pour la production papier. C’est plutôt pour le développement de stratégies d’utilisation de la technologie que l’on fait maintenant appel à mes services (et à ceux d’Opossum quand j’y étais). Et quand j’ai à travailler et à réfléchir à des questions de droits d’auteur, c’est plutôt dans des contextes assez éloignés de l’édition traditionnelle et dans lesquels le copyleft est privilégié par rapport au copyright. Des contrats Creative Commons sont alors le plus souvent accolés aux contenus.

J’ai donc maintenant plus l’habitude des énoncés qui débutent par «Certains droits réservés. Vous êtes libres de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public, de modifier cette création…». C’est pourquoi j’ai eu un choc en rédigeant la note de copyright suivante:

Tous droits réservés. Il est interdit de reproduire, d’adapter ou de traduire l’ensemble ou toute partie de cet ouvrage sans l’autorisation écrite du propriétaire du copyright.

Je tapais les mots sur mon clavier et je me disais que j’avais beaucoup changé depuis la dernière fois où j’ai eu à écrire un texte de copyright, il y a quatre ou cinq ans! Mais ce n’est pas juste moi qui ai changé, c’est tout l’environnement de diffusion de la connaissance. La connaissance est de moins en moins emprisonnée par des contrats restrictifs et des supports contraignants. Elle circule de plus en plus librement. Est-ce que les éditeurs se sentent menacés par cette connaissance qui ne se laisse plus emprisonner docilement dans des livres et des contrats de cession de droits? Certains oui, d’autres non. Certains réfléchissent à de nouvelles façons de générer des revenus avec des contrats d’utilisation moins restrictifs, d’autres profitent du moment présent (ça peut encore être très payant que d’éditer des livres) et ne regardent pas devant. Quand on me dit qu’il «n’y a pas de modèle d’affaires derrière l’accès libre aux contenus», ma réponse est que c’est parce que nous ne les avons pas encore inventés, ces modèles d’affaires. Mais je suis convaincu que nous en inventerons et que nous ferons évoluer cette industrie à force d’imagination, d’ouverture et de vision. Et inventer de nouvelles façons de libérer la connaissance tout en récompensant ceux et celles qui ont travaillé à la créer et la mettre en valeur, ça c’est une activité stimulante. Disons que ce n’est pas ce que j’étais en train de faire ce matin en rédigeant cette note de copyright!

Une belle utilisation de la planification par scénarios

Possible… ou probableClément annonce aujourd’hui la mise en ligne par Editis d’une capsule vidéo qui présente un scénario de l’évolution possible du marché du livre. J’imagine qu’il a dû sourire quand il a lu mes scénarios pour les libraires académiques le mois passé!

L’exercice de planification par scénarios est intéressant et ça vaut la peine de visionner la vidéo. Je me permets toutefois quelques commentaires:

  • Un seul scénario est présenté. Habituellement, on développe trois scénarios dans le cadre d’un tel exercice. À partir du spectre des possibles, on imagine un scénario qui représente le statut quo (dans ce cas, le livre papier reste roi et maître), un scénario optimiste (c’est ce qu’ils ont fait en présentant un environnement où le numérique et le papier se côtoient dans le bonheur et la joie) et un scénario catastrophe (par exemple, le numérique tue le livre papier). Je ne suis pas [encore] un grand spécialiste de l’analyse par scénarios, mais j’ai eu la chance de côtoyer les meilleurs au monde dans ce domaine récemment alors je me permets de jouer un peu à l’expert!
  • J’avoue avoir eu bien du plaisir à voir certaines choses que j’imagine depuis déjà plusieurs années. Toutefois, à la fin de la vidéo, le commentaire suivant m’est venu spontanément à l’esprit: «ouais, c’est évident qu’ils ont fait attention pour ne pas trop bousculer leurs éditeurs. On voit encore de beaux livres tout en couleur emplir les rayons de la librairie et un libraire tout à fait heureux et à l’aise avec les outils numériques.»
  • Moi, si le monde commence à avoir des livres qui parlent tout haut, je vais devenir impatient. Avis à tout concepteur: n’allez pas mettre de haut-parleur sur ces bebelles-là!
  • Pourquoi ils ne sont pas en maillot de bain à la plage?

Malgré ces quelques commentaires, je dis bravo à toute l’équipe de réalisation et vous invite à aller voir la vidéo Possible… ou probable.

Trois scénarios pour les librairies académiques

J’étais aujourd’hui invité à participer à une table ronde dans le cadre de la rencontre annuelle du livre du réseau Coopsco. Le titre de la table ronde était L’avenir des librairies académiques dans un environnement en mutation technologique.

Les autres intervenants étaient Julien Brault, de Livre d’Ici et Gaétan Bourbonnais, directeur des affaires électroniques pour Coopsco. Chaque intervenant avait 15 minutes pour donner son point de vue et un échange suivait avec les gens présents dans la salle.

Pour mon 15 minutes, je me suis amusé à créer 3 scénarios qui pourraient stimuler l’imagination des participants (tous des libraires) et les amener à pousser leur réflexion sur des modifications possibles de leur environnement d’affaires. J’ai promis aux participants que les scénarios et les hyperliens vers les sites mentionnés seraient sur mon blogue ce soir alors les voici!

Scénario 1 : la communauté omnisciente

  • On sait que les étudiants prennent des notes dans leurs cours.
  • Imaginons qu’une application web leur permet de consigner leurs notes et de les partager.
  • Ils peuvent même, en classe, se partager la tâche de la prise de notes et, en groupe, créer un compte-rendu, avec photos et vidéos, de l’ensemble du cours.
  • Allons plus loin. Un professeur décide d’utiliser le service pour y diffuser ses notes de cours.
  • Il crée un groupe et y donne accès aux étudiants inscrits à son cours.
  • Les étudiants peuvent ajouter des couches d’information aux notes de cours et, collectivement, créer une archive de leurs apprentissages collectifs pendant le cours.
  • Allons encore plus loin. Un professeur décide d’ajouter quelques pages numérisées de différents manuels scolaires et de les rendre accessibles à ses étudiants. Ce n’est que quelques pages et l’accès est réservé aux étudiants qui suivent son cours… à quoi bon demander des droits?
  • Le résultat?
    • Plus besoin de se taper les délais d’impression des notes de cours.
    • Plus besoin de faire acheter de manuel.
    • En plus, les étudiants complètent les notes et le professeur peut sans trop d’effort les améliorer de semestre en semestre.
  • Et la librairie, elle fait quoi là-dedans?

Fiction? Pas du tout! Voici quelques exemples concrets de ce qui est évoqué dans ce scénario : Note Mesh, MynoteIT, stud.icio.us

Scénario 2 : l’éditeur-jardinier

  • Imaginons qu’au fil des 5 prochaines années, des avancées technologiques font en sorte que l’accessibilité des livres électroniques et des tableaux blancs interactifs fait en sorte que la totalité des étudiants possède un lecteur de livres électroniques et que les classes sont équipées d’un tableau blanc interactif.
  • On peut facilement croire que plusieurs éditeurs de manuels scolaires repenseront rapidement leur chaîne d’édition et de production (certains ont d’ailleurs déjà des plans en ce sens) et offrent des produits adaptés à ces nouvelles technologies.
  • Allons un peu plus loin : comme les étudiants ont des lecteurs de livres électroniques, pourquoi ne pas cesser la production des versions papier et vendre les droits d’accès directement sur le site de l’éditeur?
  • Allons encore plus loin : tant qu’à être passé en mode entièrement numérique, pourquoi ne pas offrir des services à valeur ajoutée?
    • Permettre aux professeurs et aux élèves d’ajouter des couches d’information à leurs livres (pensez par exemple aux commentaires du réalisateur sur les DVD).
    • Permettre de partager ces couches d’information entre les utilisateurs.
    • Offrir la possibilité de se bâtir un manuel avec des sections de livres et des notes de cours.
    • L’éditeur peut faire un travail éditorial au sein du contenu généré par les utilisateurs et ainsi bonifier ses ouvrages au fil du temps.
  • Et la librairie, elle fait quoi là-dedans?

Fiction? Un peu, mais pas totalement! Voici quelques liens pour vous aider à juger de la possibilité d’un tel scénario : Feedbooks, Safarix, Scribd et un texte incontournable de Frédéric Kaplan, Si les livres pouvaient parler.

Scénario 3 : le libraire aux multiples têtes

  • Un des arguments souvent évoqués pour justifier l’existence du libraire est que c’est lui qui peut suggérer au lecteur des parcours de lecture stimulants. On entend parfois que le boulot du libraire consiste à «inciter le client à choisir le livre d’à côté».
  • Alors, imaginons qu’il soit possible de manière simple pour un lecteur d’inscrire les livres qui constituent sa bibliothèque sur un site web.
  • Allons plus loin: il peut tenir à jour la liste de ses lectures, consigner ses commentaires et prendre des notes de lecture.
  • Allons encore plus loin: en fonction de la bibliothèque et des goûts de lecture de l’utilisateur, le système lui suggère des lectures qui pourraient l’intéresser et même certaines qui pourraient lui causer un profond dégoût!
  • Poussons encore un peu plus loin: les éditeurs ont accès à la base de données et peuvent profiler les lecteurs qui sont le plus susceptibles d’apprécier une nouvelle parution. Ils font alors parvenir des exemplaires de presse à certains d’entre eux afin qu’ils rédigent un compte-rendu. Ils peuvent également cibler la promotion (par exemple, envoyer le premier chapitre en PDF) aux autres lecteurs susceptibles d’apprécier le livre.
  • Et si un utilisateur a envie d’acheter le livre… en un clic de souris, le livre est commandé et livré à sa porte!
  • Et la librairie, elle fait quoi là-dedans?

Fiction? Pas du tout : LibraryThing (voir aussi leur early reviewers program).

En terminant, vous trouverez ici la plus récente version de mon schéma sur les éditeurs scolaires francophones au Canada.