Archives de la catégorie : Société de l’information

Connaissance, translittératie… et leadership!

Non mais, c’est un beau titre pour mon premier billet de 2008 ça! Héhé!

Mon blogue est en premier lieu un carnet d’observations dans lequel je laisse des traces de ce qui m’intéresse et de ce que je ne veux pas oublier. J’y réfère souvent pour retrouver des idées ou des textes dont je me souviens avoir déjà parlé. C’est, pour moi, une plateforme personnelle de gestion de la connaissance.

Je ne suis évidemment pas le seul à considérer mon blogue de cette manière. Harold Jarche, blogueur du Nouveau-Brunswick, décrit d’ailleurs sa pratique de blogueur de la même façon avec, en plus, un clin d’oeil au leadership, un des thèmes de prédilection:

What I found out later was that I was creating a resource that I could use whenever I had some related work to do. My blog is the first place I search when I have an article or report to write. The process of writing, reflecting, discussing & annotating has given me a digital library brimming with my own sticky notes that I can easily find.

If you’re looking for a resolution for 2008, I would recommend the adoption and use of some kind of Web PKM system if you don’t have one yet. Here’s a reason why, from Ryan Lanham:

Leading, or leadership, is the process of using our own learning to enable the learning of others.

(Source: PKM – my best tool)

Voilà pour l’intro. Maintenant, deux brèves notes que je souhaite mettre en relation pour ne pas les oublier et parce que j’y réfère souvent ces temps-ci lors de mes interactions professionnelles.

Quand je parle des habiletés que l’on se doit de développer afin d’être fonctionnels dans la société de l’information, je cite toujours Georges Siemens:

La capacité de faire des liens et de reconnaître des tendances pour ensuite voir émerger une nouvelle réalité à partir des idées, des concepts et des informations est l’habileté centrale que les individus doivent développer aujourd’hui. (traduction libre de l’anglais, dans Knowing knowledge (page 31)).

Ce qui donne de la valeur à un individu aujourd’hui est sa capacité à formaliser et à partager la réalité qu’il voit émerger de son environnement d’information. Et comme chaque individu a son propre écosystème informationnel, cette réalité, à la condition qu’il sache l’identifier et la communiquer intelligemment, est unique.

J’ajouterai maintenant à cette habileté-clé (faire des liens et voir émerger «sa» réalité») celle de la translittératie. C’est François Guité qui a attiré mon attention sur ce concept dans La translittératie. Il y décrit cette habileté de la manière suivante:

« l’habileté à lire, écrire et interagir par le biais d’une variété de plateformes, d’outils et de moyens de communication, de l’iconographie à l’oralité en passant par l’écriture manuscrite, l’édition, la télé, la radio et le cinéma, jusqu’aux réseaux sociaux »

Savoir filtrer adéquatement l’information, faire des liens et laisser émerger une vision de la réalité qui nous est unique, c’est bien. Être capable de rendre compte de «sa» réalité de plusieurs manières, sous plusieurs formes et par le biais de plusieurs médias, ça c’est encore mieux!

Principes de gestion des connaissances

L’an dernier, j’ai traduit ces extraits d’un texte de Dave Pollard (Principles of knowledge managment (for organisations with no KM ressources)). Comme je les utilise souvent avec mes clients et mes collaborateurs, je les archive ici. Ça sera plus pratique pour moi (plus besoin de chercher le fichier sur mon ordinateur) et ça pourra servir à d’autres.

L’objectif de la gestion des connaissances

Permettre aux utilisateurs/clients d’obtenir une information utile, pertinente et mise en contexte ainsi que d’entrer en contact et collaborer avec des experts et des collègues rapidement et facilement pour faire en sorte qu’ils puissent accomplir leur travail de manière plus efficace.

Principes du contenu de l’information

1. C’est le besoin et non la disponibilité qui devrait guider l’acquisition et la préservation des contenus.

2. Les besoins en contenus devraient être déterminés par ceux des utilisateurs/clients et non par ceux des fournisseurs/gestionnaires.

3. Les systèmes de gestion des contenus devraient mettre l’accent sur la gestion personnelle de contenus et la gestion collaborative autonome des contenus.

4. Les systèmes d’information devraient permettre de capturer les conversations.

5. Les outils de gestion de l’information devraient être simples et intuitifs.

6. Les analyses de besoins devraient tenir compte du «coût de l’ignorance» et pas seulement du coût de la connaissance.

Principes du contexte et de l’organisation de l’information

7. Les contenus apparentés devraient être unis par des liens et entreposés ensemble.

8. L’indexation du contenu devrait être autogérée par ses auteurs et ses utilisateurs par l’utilisation de folksonomies et de «taskonomies» et non par une taxonomie imposée.

9. Le contenu devrait être extrait de son lieu nature d’entreposage au moment où on en a besoin plutôt que d’être poussé vers un entrepôt central au cas où il pourrait être demandé.*

10. L’information devrait être fournie dans un contexte qui intègre les processus d’affaires existants, pas comme quelque chose d’extérieur à ces processus.

11. Les processus devraient encourager les utilisateurs à ajouter de la valeur et du sens à l’information brute.

Principes de connectivité et de collaboration

12. Les systèmes d’information devraient permettre aux utilisateurs/clients de trouver les experts dont ils ont besoin et de communiquer immédiatement avec eux.

13. Les processus d’abonnement et de publication devraient être autogérés et se faire de pair-à-pair. Ils ne doivent pas être gérés de manière hiérarchique (top-down).

14. Les outils de connectivité et de collaboration (incluant le e-learning) devraient être simples et intuitifs.

15. Les systèmes d’information devraient se nourrir de l’intelligence collective des employés et des clients.

Principes de comportement et de culture de la connaissance

16. Les systèmes d’information devraient s’adapter à la culture des organisations et au comportement de l’information plutôt que d’essayer de les changer.

Source: Principles of knowledge managment (for organisations with no KM ressources)

La mode des vidéos m’ennuie!

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je commence à en avoir assez de voir de plus en plus d’information communiquée par l’entremise de séquences vidéo. Ça me fait perdre une quantité de temps incroyable.

Ce matin, par exemple. Je suis en train d’écrire deux articles pour un magazine (Livre d’ici). Un traitera du futur du livre (entrevue avec Bob Stein) et l’autre des nouvelles avenues qui s’offrent en matière de droit d’auteur (Creative Commons en particulier). Ce matin, en relevant les fils RSS auxquels je suis abonné, j’apprends l’existence de deux vidéos dont les sujets sont en lien direct avec mes articles.

Francis Pisani parle du futur du livre (via Mario).

Lawrence Lessig (père de Creative Commons) à TED (via François).

Vite, il faut que je lise ça! Mais non, ce sont des vidéos. Bon, je vais devoir me taper presque une heure de visionnement pour accéder à une information que j’aurais pu lire en quelques minutes. Et si je veux citer des extraits, il me faut prendre des notes!

Vraiment, ça commence à m’énerver. En plus, je ne suis pas capable de garder ma concentration pendant plus de quelques minutes devant une séquence vidéo. Et ça donne quoi de voir quelqu’un parler pendant 20 minutes? Montrez-moi sa photo et laissez-moi lire ce qu’il ou elle a à dire.

Ça, c’est juste ce matin, mais si vous essayez de suivre la campagne des candidats à la mairie de Québec, vous devrez vous taper des vidéos aussi. Si au moins les candidats nous fournissaient le verbatim des vidéos, on perdrait moins de temps (de toute façon, la plupart récitent un texte qu’ils ont écrit auparavant… donnez-nous donc le texte). Peut-être qu’ils pensent que l’on ne sait plus lire? À moins qu’ils n’aient peur de faire des fautes?

Et vous, ça vous énerve toutes ces vidéos?

J’aimerais vous dire que je ne tomberai plus dans le panneau!

Permettez-moi de m’amuser un peu ce soir. Faisons comme si je venais d’être nommé DG de la fédération des coops en milieu scolaire. C’est par mes coops que passe la majorité des achats de manuels scolaires pour le postsecondaire au Québec. Donnez-moi quelques années et voilà comment je commence ma présentation lors de l’assemblée annuelle (on y a invité quelques PDG de maisons d’édition pour être gentils).

«J’aimerais vous dire d’entrée de jeu que je ne tomberai plus dans le panneau. Si les éditeurs qui offrent des manuels aux étudiants des cégeps et des universités du Québec continuent à emprisonner leurs contenus dans des livres et à les immobiliser avec des copyrights, je ne suis plus intéressé. Faites ce que vous pensez être le mieux pour votre industrie. Je resterai poli, je dirai merci mais je ne commanderai pas. Je ne laisserai pas notre organisation investir un sou de plus pour gérer les commandes, les stocks et les retours de livres qui ne correspondent plus aux besoins des étudiants. Je n’ai plus de temps ni d’argent à consacrer à de pathétiques manoeuvres qui visent plus à contrôler qu’à bâtir de la valeur pour le client. La vie est trop courte. Je veux faire triper mes clients, pas les faire chier.»

Baveux? Oui… et ce n’est pas d’hier! Complètement fou? Peut-être un peu, mais pas tant que ça quand on observe un peu ce qui se passe dans l’industrie de la musique qui, elle, a été frappée par la révolution numérique bien avant celle de l’édition.

Pas plus tard qu’hier, Ian C. Rogers, responsable de Yahoo Music parlait devant des gens de l’industrie de la musique et voici ce qu’il leur a dit:

“I’m here to tell you today that I for one am no longer going to fall into this trap (en parlant des systèmes de protection anti-copie). If the licensing labels that offering their content to Yahoo! put more barriers in front of the users, I’m not interested. Do what you feel you need to do for your business, I’ll be polite, say thank you, and decline to sign. I won’t let Yahoo! invest any more money in consumer inconvenience. … I personally don’t have any more time to give and can’t bear to see any more money spent on pathetic attempts for control instead of building consumer value. Life’s too short. I want to delight consumers, not bum them out.”

Vous voyez bien que quand je rêve, c’est toujours à partir de ce que j’ai lu ou vu dans les heures précédentes (même si parfois ça a l’air totalement surréaliste)!

Merci à Michael d’avoir porté à mon attention l’extrait de la présentation de Ian Rogers.

Développement durable dans la société de l’information

Les défis du développement durable sont énormes. On s’en rend actuellement compte au Québec quand on voit le tiraillement entre les défenseurs des trois pôles de développement. Les économistes, les environnementalistes et les acteurs du développement social tirent chacun la couverture de leur côté. On ne voit que très peu d’intervenants qui ont une vision plus large et qui peuvent participer au débat de manière constructive. Pendant ce temps, les milieux d’affaires crient à l’immobilisme.

À la base de toute cette incompréhension se trouve fort probablement un problème de connaissance. Rares sont ceux qui peuvent à la fois comprendre les enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Et encore plus rares sont ceux et celles qui ont un pouvoir de décision et qui savent faire preuve d’une profondeur de réflexion qui leur permettrait d’analyser les enjeux de manière éclairée et rationnelle.

Là repose un des grands défis du développement durable et de la vie dans la société de l’information: comment pourrons-nous rendre la connaissance accessible et digestible au plus grand nombre et ainsi stimuler l’autonomisation, l’ouverture et la réflexion dans toutes les strates de la société?

C’est de la connaissance et la compréhension des enjeux que peut naître la transformation. Et pour réussir à entrevoir un futur durable et souhaiter agir pour le créer, il faut avoir plus que des réclames de vendeurs d’autos hybrides dans la tête. Et il faut des leaders qui savent naviguer dans la société de l’information pour accompagner la population dans son parcours d’accès à la connaissance.

Dans un tel contexte, les réflexions que propose Gilles Berhault, président de l’Association communication et information pour le développement durable et organisateur du Forum économique international technologies de l’information et développement durable (TIC21), arrivent au bon moment. Il se questionne sur la pertinence de la démarche de consultation du ministère français du Développement durable dans le cadre des Grenelles de l’environnement. Il se questionne également sur les habiletés nécessaires pour faire de la politique dans la société de l’information. Je lui laisse la parole.

Si la démarche globale du Grenelle de l’environnement est passionnante à bien des égards, elle oublie complètement que nous vivons dans une société de l’information. Elle oublie aussi qu’on ne peut débattre aujourd’hui sans utiliser, entre autres, l’internet. Évidemment, un “forum internet” grand public est prévu… pour débattre a posteriori des conclusions des experts ! Une méthode qui donne bien peu de crédit à la créativité collective.

[...]

Cette démocratie représentative-là a-t-elle encore du sens ? Les responsables politiques, à l’heure du 2.0, vont-ils enfin changer de comportement ? Il est temps pour eux de comprendre qu’ils doivent maintenant changer de métier, devenir plutôt des animateurs de réseaux et des administrateurs. Ils n’ont plus à avoir raison tout le temps pour tout le monde.

Un des points frappants de la rencontre entre l’internet et le développement durable pose pourtant clairement le problème du niveau de compétence des “politiques”. Les parlementaires, sur ces deux sujets, sont en moyenne moins compétents que la moyenne des Français.

Quatre défis majeurs s’ouvrent à nous, et nous devons en convaincre les décideurs du Grenelle de l’environnement :

  • Le premier est scientifique : de quelles technologies disposons-nous pour combattre les changements climatiques ?
  • Le deuxième est celui de la participation : comment impliquer les citoyens, les acteurs économiques, les professionnels, les enseignants… ? Comment les encourager à changer de comportement ?
  • Le troisième enjeu est économique et social : comment ne pas rater l’exceptionnelle opportunité que représentent aujourd’hui les clean tech (technologies propres) en termes de création de croissance et d’emplois ?
  • Enfin, se pose évidemment la question de l’éducation à la société de la connaissance, du lien culturel, de la place de la création…

Depuis un an, la prise de conscience de la dégradation de la planète a progressé, inquiétante, urgente. Al Gore et sa Vérité qui dérange, Nicolas Hulot et son Pacte écologique, mais aussi l’économiste britannique Nicholas Stern auteur du rapport éponyme sur le réchauffement climatique, et bien d’autres, ont fait comprendre à tous que la situation est dangereuse, que le climat change, que les maladies se développent, que la situation économique est tendue… et qu’il faut agir vite. Et que pour agir efficacement, il faut agir ensemble.

C’est bien d’ailleurs toute la difficulté des démarches de développement durable : “je veux bien changer mes comportements, mais si l’autre le fait en même temps”. Évidemment, c’est la faute à l’État, la faute aux entreprises, la faute au voisin avec son gros 4×4…

Nous avons besoin de comprendre des situations complexes en évolution permanente, de mettre en place des réseaux sociaux pour partager, de trouver des idées et des solutions à des problèmes très particuliers, de renforcer tous les systèmes démocratiques et participatifs.

On pourrait peut-être le dire autrement : il est temps de partager les analyses, les technologies et leurs usages entre les acteurs de la société de l’information et ceux du développement durable.

Pour lire le texte de Gilles Berhault au complet, c’est ici: Pour répondre au défi du développement durable, il faut répondre à celui de la société de la connaissance !

En guise de conclusion, je laisse la parole à Francesco di Castri:

Loin de minimiser son rôle, comme le prétendent quelques politologues, l’État [dans la société de l'information] doit assumer une fonction beaucoup plus noble et plus grande que celle d’une impossible planification stricte et uniforme. Il doit donner à tous les citoyens, dans la diversité de leurs aspirations et de leurs potentialités, la possibilité de s’épanouir constamment, de donner le meilleur d’eux-mêmes, de comprendre le sens du développement et de retrouver ainsi des repères et des motivations propres. Par l’accès incessant à la connaissance, l’État doit donner à la population les moyens de s’adapter sans cesse à des changements inévitables, en stimulant la force citoyenne, la solidarité, la confiance et la responsabilisation active. (tiré de Développement dans la société de l’information)

Le e-book, métaphore du livre papier ou fétichisme?

Deux textes intéressants sont parus récemment au sujet des livres électroniques (e-books, livrel et tralala!). Les deux traitent de la métaphore du livre papier que les concepteurs de machines électroniques et d’interfaces de visualisation tentent de représenter dans leurs gadgets.

La plupart des initiatives dédiées au livre électronique tentent de reproduire «l’expérience du papier». Ainsi, on peut tourner les pages, placer des signets, tenir un appareil qui a la forme d’un livre. Je ne serais pas surpris que l’on nous arrive bientôt avec de petits sachets de cette sacro-sainte odeur d’encre!

Dans un texte paru il y a deux semaines, Ben Versbow parle d’un projet de numérisation et de représentation de livres dans The Open Library et conclut que «But nice as this looks, functionality is sacrificed for the sake of fetishism.» . Voici un extrait:

Page turning interfaces have been something of a fad recently, appearing first in the British Library’s Turning the Pages manuscript preservation program (specifically cited as inspiration for the OL Book Viewer) and later proliferating across all manner of digital magazines, comics and brochures (often through companies that you can pay to convert a PDF into a sexy virtual object complete with drag-able page corners that writhe when tickled with a mouse, and a paper-like rustling sound every time a page is turned).

[...]

These sorts of references to the feel and functionality of the paper book are no doubt comforting to readers stepping tentatively into the digital library, but there’s something that feels disjointed about reading this way: that this is a representation of a book but not a book itself. It is a book avatar. I’ve never understood the appeal of those Second Life libraries where you must guide your virtual self to a virtual shelf, take hold of the virtual book, and then open it up on a virtual table. This strikes me as a failure of imagination, not to mention tedious. Each action is in a sense done twice: you operate a browser within which you operate a book; you move the hand that moves the hand that moves the page. Is this perhaps one too many layers of mediation to actually be able to process the book’s contents? Don’t get me wrong, the Book Viewer and everything the Open Library is doing is a laudable start (cause for celebration in fact), but in the long run we need interfaces that deal with texts as native digital objects while respecting the originals.

[...]

But nice as this looks, functionality is sacrificed for the sake of fetishism.

De son côté, Chris Armstrong écrivait hier au sujet d’un Google Tech Talk intitulé Turning the Pages of an E-Book dans The importance of the book metaphor for e-books. Sa conclusion va dans un autre sens que celle de Versbow au sujet de la métaphore du livre papier:

Functionality can be added to books very simply while the page-turning model is simulated so that users remain familiar with how the book ‘works’. It is important for users to have a model for what is being viewed so that they understand how it is used, the symbols or icons used, and how the communication process functions.

Mon avis? Je suis d’accord avec l’idée du sacrifice de la fonctionnalité au profit du fétichisme. J’ai tellement entendu parler de l’amour des lecteurs pour l’odeur de l’encre quand ils évoquent le livre électronique que je ne vois plus de pertinence à essayer d’inventer un gadget qui permettrait de vivre l’expérience du livre papier sur un support électronique. L’avenir n’est pas dans une copie électronique du livre, mais fort probablement dans une nouvelle façon de produire, diffuser et consommer le savoir. Le livre fait bien le travail pour plusieurs usages… il faut se concentrer sur ce qu’il ne sait pas faire et que nous souhaitons pouvoir faire.