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	<title>La nature d'une nouvelle entreprise &#187; Sciences naturelles</title>
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	<description>Carnet d'observations de Jean-Sébastien Bouchard</description>
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		<title>L&#8217;histoire de la Terre en 60 secondes</title>
		<link>http://www.jsbouchard.com/2009/03/lhistoire-de-la-terre-en-60-secondes/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Mar 2009 21:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Terre]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai souvent vu des courts métrages qui tentaient de représenter l&#8217;histoire de notre planète en la transposant sur une échelle de 60 secondes ou encore d&#8217;une année. Celui-ci, produit par le magazine SEED dans le cadre de l&#8217;«année Darwin», est sans aucun doute lu plus saisissant qu&#8217;il m&#8217;ait été donné de voir.

Merci au blogue de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai souvent vu des courts métrages qui tentaient de représenter l&#8217;histoire de notre planète en la transposant sur une échelle de 60 secondes ou encore d&#8217;une année. Celui-ci, <a href="http://www.seedmagazine.com/news/2009/02/the_evolution_of_life_in_60_se.php">produit par le magazine SEED</a> dans le cadre de l&#8217;«année Darwin», est sans aucun doute lu plus saisissant qu&#8217;il m&#8217;ait été donné de voir.<br />
<object width="480" height="385" data="http://www.youtube.com/v/YXSEyttblMI&amp;hl=en&amp;fs=1&amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/YXSEyttblMI&amp;hl=en&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object><br />
Merci au <a href="http://blog.longnow.org/2009/03/05/history-of-life-in-60-seconds/">blogue de la Long Now Foundation</a> pour l&#8217;info!</p>
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		<title>Mes guides d&#8217;identification favoris</title>
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		<pubDate>Tue, 27 May 2008 19:41:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nature et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[amphibiens]]></category>
		<category><![CDATA[Grenouilles]]></category>

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		<description><![CDATA[Je discutais plus tôt aujourd&#8217;hui avec un ami peu recommandable et il me demandait des suggestions de guides d&#8217;identification pour les plantes, oiseaux et champignons (ce commentaire a amorcé notre entretien). La question m&#8217;est assez souvent posée alors voici mes favoris!

Oiseaux
Pour moi, le Peterson (publié en français chez Broquet) reste le plus pratique. Il y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je discutais plus tôt aujourd&#8217;hui avec un <a href="http://www.michaelcarpentier.com">ami peu recommandable</a> et il me demandait des suggestions de guides d&#8217;identification pour les plantes, oiseaux et champignons (<a href="http://www.flickr.com/photos/michaelcarpentier/2506569995/">ce commentaire a amorcé notre entretien</a>). La question m&#8217;est assez souvent posée alors voici mes favoris!</p>
<p><a title="Hemaris diffinis / Snowberry Clearwing / Sphynx du chèvrefeuille" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/539926283/in/set-72655/"><img class="alignnone" src="http://farm2.static.flickr.com/1352/539926283_88fd889c74.jpg" alt="Hemaris diffinis / Snowberry Clearwing / Sphynx du chèvrefeuille" /></a></p>
<p><strong>Oiseaux</strong></p>
<p>Pour moi, le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Peterson_Field_Guide">Peterson</a> (<a href="http://broquet.qc.ca/livres_fiche.php?cat=1&amp;id=9">publié en français chez Broquet</a>) reste le plus pratique. Il y en a des nouveaux, mais je ne les connais pas assez pour vous en parler. Pour les identifications plus pointues et l&#8217;histoire naturelle, j&#8217;aime l&#8217;<a href="http://www.qc.ec.gc.ca/faune/faune/html/atlas_des_oiseaux.html">Atlas des oiseaux nicheurs du Québec</a> et le site <a href="http://www.birds.cornell.edu/AllAboutBirds/">All about birds</a> du <a href="http://www.birds.cornell.edu/">Cornell Lab of Ornithology</a>. Un conseil: pour les oiseaux, les dessins sont mieux que les photos dans un guide d&#8217;identification.</p>
<p><strong>Plantes</strong></p>
<p>J&#8217;aime beaucoup les guides <a href="http://www.fleurbec.com/">Fleurbec</a>, surtout pour la qualité des photos et les riches éléments d&#8217;histoire naturelle. J&#8217;apprécie particulièrement, <a href="http://www.fleurbec.com/livres/flore_printan.htm">Flore printanière</a>, un classique qui a été réédité récemment. Le guide <a href="http://www.fleurbec.com/livres/fougeres.htm">Fougères, prêles et lycopodes</a> m&#8217;est également très utile.</p>
<p>L&#8217;an dernier, mon voisin Jean-Pierre et moi avons commencé à identifier les arbres du petit boisé où nos garçons jouent plusieurs soirs par semaine. C&#8217;est avec beaucoup d&#8217;intérêt que nous avons accueilli le guide <a href="http://www.editionsmichelquintin.ca/detail_livre.php?ID_livre=479">Arbres et plantes forestières du Québec et des Maritimes</a>, paru l&#8217;été dernier chez <a href="http://www.editionsmichelquintin.ca">Michel Quintin</a>. C&#8217;est maintenant mon guide favori pour les plantes et les arbres.</p>
<p>Pour les champignons, j&#8217;aime particulièrement le guide <a href="http://www.fides.qc.ca/livre.php?id=126&amp;cwid=9">Connaître, cueillir et cuisiner les champignons sauvages du Québec</a> chez Fides. Le chapitre sur les utilisations gastronomiques et les cas célèbres d&#8217;empoisonnement est tout simplement fascinant.</p>
<p><strong>Insectes</strong></p>
<p>Là, c&#8217;est plus compliqué! Je connais assez bien les insectes alors je peux la plupart du temps reconnaître la famille ou le genre de l&#8217;insecte que j&#8217;observe. Je fais ensuite une identification sommaire dans guide <a href="http://broquet.qc.ca/livres_fiche.php?cat=3&amp;id=60">Les insectes du Québec</a>, publié chez Broquet. C&#8217;est plus un catalogue qu&#8217;un guide d&#8217;identification alors si vous ne vous y connaissez pas beaucoup en entomologie, ça ne sera pas facile.</p>
<p>Quand j&#8217;ai pas mal cerné la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_%28biologie%29">famille</a> ou le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Genre_%28biologie%29">genre</a> de l&#8217;insecte, je cherche sur le web pour raffiner l&#8217;identification. Par exemple, pour identifier des <a href="http://www.flickr.com/photos/jsb/tags/hemaris/">papillons observés l&#8217;été dernier au Lac-Kénogami</a>, j&#8217;ai pu déterminer le genre (Hemaris) dans le guide cité précédemment et ensuite identifier l&#8217;espèce avec des recherches sur le web (<a href="http://del.icio.us/jsb/hemaris">signets ici</a>). La même procédure a été utilisée pour identifier des <a href="http://www.flickr.com/photos/jsb/tags/tigerbeetle/">cicindèles</a> et des <a href="http://www.jsbouchard.com/2006/09/ichneumons-ca-cest-de-la-bibitte/">rhysses</a>.</p>
<p><strong>Amphibiens et reptiles</strong></p>
<p>Mon guide favori est <a href="http://www.editionsmichelquintin.ca/detail_livre.php?ID_livre=146">Amphibiens et reptiles du Québec et des Maritimes</a>, publié chez Michel Quintin. Je m&#8217;en étais d&#8217;ailleurs inspiré pour produire <a href="http://www.jsbouchard.com/2006/06/identification-des-grenouilles/">mon petit guide des grenouilles</a>.</p>
<p>Voilà! J&#8217;ai une multitude d&#8217;autres guides d&#8217;identification, mais ceux que j&#8217;utilise le plus régulièrement viennent d&#8217;être dénoncés! Je note mes observations intéressantes <a href="http://jsbouchard.com/observations/">dans ce blogue</a> et j&#8217;<a href="http://www.flickr.com/photos/jsb/sets/72655/">archive mes meilleures photos sur Flickr</a>. Bonnes observations!</p>
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		<title>Greenpeace et le mauvais usage de la science</title>
		<link>http://www.jsbouchard.com/2008/04/greenpeace-et-le-mauvais-usage-de-la-science/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Apr 2008 12:37:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nature et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[Forêt]]></category>
		<category><![CDATA[Greenpeace]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>

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		<description><![CDATA[Une des choses que je reproche le plus aux groupes de pression (qu&#8217;ils soient de gauche ou de droite) est leur mauvaise foi lorsque vient le temps d&#8217;appuyer leurs revendications par des données tirées de la recherche scientifique. Dans une lettre publiée ce matin dans Le Devoir,  Christian Messier, Directeur du Centre d&#8217;étude de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" style="float: right; margin: 3px;" title="Forêt chauffée à blanc - Greenpeace" src="http://jsbouchard.com/blogue/files/2008/04/greenpeace.jpg" alt="" width="180" height="233" />Une des choses que je reproche le plus aux groupes de pression (qu&#8217;ils soient de gauche ou de droite) est leur mauvaise foi lorsque vient le temps d&#8217;appuyer leurs revendications par des données tirées de la recherche scientifique. <a href="http://www.ledevoir.com/2008/04/24/186533.html">Dans une lettre publiée ce matin dans Le Devoir</a>,  <a href="http://www.cef-cfr.ca/index.php?n=Membres.ChristianMessier">Christian Messier</a>, Directeur du <a href="http://www.cef-cfr.ca/index.php?n=Actualit%e9.Accueil">Centre d&#8217;étude de la forêt (CEF)</a> et professeur d&#8217;écologie forestière à l&#8217;UQAM démontre de belle manière comment Greenpeace a fait une utilisation malhonnête de la science pour soutenir l&#8217;argumentaire du rapport <a href="http://www.greenpeace.org/canada/fr/documents-et-liens/documents/chauffee-a-blanc">Une forêt cha</a><a href="http://www.greenpeace.org/canada/fr/documents-et-liens/documents/chauffee-a-blanc">uffée à blanc</a>. Voici quelques extraits du texte de Christian Messier. Je vous invite toutefois à le lire en entier.</p>
<blockquote><p>Une revue exhaustive et rigoureuse de la littérature scientifique sur la question aurait dû normalement faire ressortir les points où les études convergent et les points où il y a encore beaucoup d&#8217;incertitude, comme le fait le Groupe d&#8217;experts intergouvernemental sur l&#8217;évolution du climat (GIEC). Il est en effet très clair, lorsqu&#8217;on connaît et qu&#8217;on fouille un tant soit peu la littérature scientifique sur le sujet, que les études actuelles ne permettent pas d&#8217;affirmer avec certitude que la coupe forestière contribue à libérer, de façon importante, du carbone dans l&#8217;atmosphère.</p>
<p>Dans certains cas, cela correspond certainement à la réalité, tandis que dans d&#8217;autres cas, l&#8217;inverse est plutôt vrai. Il n&#8217;est donc pas complètement faux de citer quelques articles scientifiques qui mentionnent cela, mais il est faux et malhonnête de faire croire à la population qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une vérité scientifique absolue.</p>
<p>[...]</p>
<p>En sélectionnant systématiquement les études ou les données qui appuient ses affirmations sans aucune analyse critique, Greenpeace est coupable d&#8217;une sorte «d&#8217;imposture scientifique». Il est en effet incorrect d&#8217;affirmer des choses comme étant des vérités scientifiques absolues en ne se basant que sur un choix biaisé et sélectif de certains résultats scientifiques en omettant d&#8217;autres résultats qui n&#8217;appuient pas les affirmations que l&#8217;on veut faire.</p>
<p>[...]</p>
<p>Cela étant dit, je suis tout à fait d&#8217;accord avec Greenpeace lorsqu&#8217;il conclut qu&#8217;il faut améliorer nos pratiques forestières en forêt boréale et y augmenter très significativement les aires protégées. Je suis l&#8217;un des premiers à critiquer les différents gouvernements et l&#8217;industrie sur ce sujet. Ce que je dénonce ici est l&#8217;utilisation incorrecte, voire malhonnête, de la science pour faire avancer une cause, aussi bonne soit-elle.</p></blockquote>
<p>Source: <a href="http://www.ledevoir.com/2008/04/24/186533.html">Greenpeace et son rapport intitulé Une forêt chauffée à blanc — Les bonnes intentions n&#8217;excusent pas le mauvais usage de la science, Le Devoir du 24 avril 2008.</a></p>
<p>Bravo M. Messier! Et je profite de l&#8217;occasion pour remercier deux de mes anciens professeurs qui ont su me communiquer leur passion de la rigueur scientifique: <a href="http://www.bio.ulaval.ca/no_cache/departement/professeurs/fiche_des_professeurs/professeur/11/4/">Jacques Larochelle</a> et <a href="http://www.bio.ulaval.ca/no_cache/departement/professeurs/fiche_des_professeurs/professeur/11/19/">Cyrille Barrette</a>.</p>
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		<title>Le naturaliste</title>
		<link>http://www.jsbouchard.com/2007/06/le-naturaliste/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Jun 2007 14:55:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Démocratie, citoyenneté et politique]]></category>
		<category><![CDATA[Mieux comprendre ce blogue et son auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Nature et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences naturelles]]></category>

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		<description><![CDATA[
Ces derniers temps, je n&#8217;ai pas pris autant de temps que je l&#8217;aurais voulu pour écrire. Comme les choses de la «vraie vie» passent avant le blogue, la priorité va plutôt à la famille, aux livrables des quelques mandats sur lesquels je travaille, au jogging, à la cuisine, à la lecture et à l&#8217;observation de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/jsb/234533323/" title="Cicindèle à lignes obliques - Lac Kénogami, septembre 2006"><img src="http://farm1.static.flickr.com/79/234533323_cd0e766d12.jpg" alt="Oblique Tiger Beetle / Cicindèle à ligne oblique" height="357" width="500" /></a></p>
<p>Ces derniers temps, je n&#8217;ai pas pris autant de temps que je l&#8217;aurais voulu pour écrire. Comme les choses de la «vraie vie» passent avant le blogue, la priorité va plutôt à la famille, aux livrables des quelques mandats sur lesquels je travaille, au jogging, à la cuisine, à la lecture et à l&#8217;observation de la nature qui se réveille avec le printemps. Il y aurait pourtant tant à écrire mais bon, on ne peut pas tout faire et comme ma capacité à être patient va toujours en s&#8217;améliorant, j&#8217;ai bien confiance de réussir à tout faire ce que je veux faire même si ça ne se fait pas tout de suite!</p>
<p>J&#8217;ai quand même pris quelques minutes ce matin pour traduire et adapter librement des extraits d&#8217;un texte de <a href="http://www.barrylopez.com/" title="Barry Lopez">Barry Lopez</a>  paru en 2001 dans le <a href="http://www.orionmagazine.org/" title="magazine Orion">magazine Orion</a> (une source d&#8217;idées et de réflexions d&#8217;une incroyable richesse). Dans <a href="http://www.orionmagazine.org/index.php/articles/article/91/" title="The Naturalist">The Naturalist</a>, l&#8217;auteur propose une redéfinition du rôle du naturaliste. Et ce rôle qu&#8217;il propose me plaît beaucoup puisque je m&#8217;y reconnais et qu&#8217;à partir d&#8217;aujourd&#8217;hui, je pourrai dire avec fierté que je suis un naturaliste!</p>
<p>Il faut savoir que le terme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Naturaliste">«naturaliste»</a> a perdu ses lettres de noblesse au fil des ans au sein de la profession scientifique. Ceux et celles que l&#8217;on appelle en cachette les «conteux de bebittes» ou les «ramasseux de crottes» dans les couloirs des départements des facultés de science ont perdu de leur lustre au profit des biologistes moléculaires, des éco-conseillers, des océanographes physiques et autres disciplines plus axées sur la technologie.</p>
<p>Le texte de Lopez a été publié en 2001 et il est encore aujourd&#8217;hui tout à fait d&#8217;actualité (même plus qu&#8217;à l&#8217;époque je dirais). Voici donc ce que j&#8217;en retiens.</p>
<blockquote><p>Aujourd&#8217;hui, le naturaliste ne doit plus se contenter d&#8217;être un expert de la nomenclature et de l&#8217;identification sur le terrain. Il ou elle connaît la faune et la flore locale et comprend qu&#8217;elles sont la représentation d&#8217;un insondable mystère nommé écosystème. L&#8217;écosystème est composé d&#8217;une multitude d&#8217;organismes qui forment un tout cohérent et fonctionnel. Et c&#8217;est justement au-dessus de ces systèmes fonctionnels et cohérents que notre société occidentale cherche à s&#8217;élever depuis des temps immémoriaux. Le naturaliste moderne se doit donc de jouer un rôle d&#8217;émissaire en accompagnant l&#8217;humanité et en l&#8217;aidant à rétablir le contact avec les composantes biologiques qu&#8217;elle a exclues de son univers moral.</p>
<p>Comment un naturaliste peut-il aujourd&#8217;hui imaginer un espace de réconciliation entre la nature et la culture? Comment doit-il se comporter alors qu&#8217;il croit que la civilisation occidentale compromet sa propre intégrité biologique en investissant si massivement dans le progrès matériel? Et sachant que la plupart des individus qui ont un pouvoir de décision dans les sphères corporative et politique considèrent la nature comme un obstacle, une variable qui introduit trop d&#8217;incertitude dans leurs modèles pour un futur économiquement efficace?</p>
<p>Un naturaliste de l&#8217;ère moderne — il ou elle a une connaissance pratique des écosystèmes et a un attachement éclairé envers ceux-ci — se retrouve parmi les électeurs les mieux informés quand vient le temps d&#8217;analyser les effets potentiellement catastrophiques des décisions politiques. Le naturaliste contemporain n&#8217;est plus le gardien des connaissances relatives à la vie intime de la faune et de la flore, mais plutôt un citoyen dont l&#8217;engagement dans l&#8217;espace politique, dans les débats publics et dans l&#8217;évolution de la littérature et des arts est devenu essentiel. Il ou elle sait faire preuve d&#8217;objectivité scientifique, s&#8217;intéresse à la politique, a l&#8217;expérience de l&#8217;observation sur le terrain et s&#8217;enrichit par la fréquentation de nombreuses sources d&#8217;information.</p>
<p>Il suffit de s&#8217;intéresser à l&#8217;actualité pour se rendre compte que nous faisons face à des problématiques majeures. La plupart des gens n&#8217;ont pas assez de temps à consacrer à la lecture, à la réflexion et au dialogue pour pouvoir atteindre ne serait-ce qu&#8217;un certain niveau de sagesse. C&#8217;est terrifiant, surtout quand on aperçoit la machinerie des développeurs à l&#8217;orée du boisé et du milieu humide et que l&#8217;on sent qu&#8217;il reste de moins en moins de milieux dans lesquels la vie peut s&#8217;épanouir sans blessure.</p>
<p>Quand on sait être attentif au parfum du peuplier baumier après la pluie, à la savante énumération du viréo aux yeux rouges, à l&#8217;insouciante exubérance du moqueur roux et à la fulgurance du faucon émerillon en chasse, on ne peut que se rendre à l&#8217;évidence au sujet de ce que c&#8217;est que d&#8217;être un naturaliste à notre époque. C&#8217;est redécouvrir la nature en nous. C&#8217;est communiquer avec passion et respect la beauté et la force de cette nature dont nous sommes issus. Finalement, c&#8217;est reconnaître qu&#8217;une politique sans biologie et sans connaissance du milieu naturel et qu&#8217;une plateforme politique dans laquelle la place de l&#8217;humain dans la nature est reléguée à un obscur paragraphe rendent comptent d&#8217;une vision qui ne peut que nous conduire directement au seuil des portes de l&#8217;enfer.</p></blockquote>
<p>Le texte original est ici: <a href="http://www.orionmagazine.org/index.php/articles/article/91/" title="The Naturalist">The Naturalist</a></p>
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		<title>Ichneumons: ça c&#8217;est de la bibitte!</title>
		<link>http://www.jsbouchard.com/2006/09/ichneumons-ca-cest-de-la-bibitte/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Sep 2006 20:39:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences naturelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Une des familles d&#8217;insectes qui me fascine le plus est celle des ichneumons. Évidemment, c&#8217;est un des premiers sujets dont j&#8217;ai souhaité traiter sur ce blogue, mais j&#8217;attendais d&#8217;avoir une observation digne d&#8217;intérêt à partager (et, vous l&#8217;aurez deviné, des photos). Il y a quelques jours, lors d&#8217;une visite à la ferme Louis d&#8217;Or à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une des familles d&#8217;insectes qui me fascine le plus est celle des ichneumons. Évidemment, c&#8217;est un des premiers sujets dont j&#8217;ai souhaité traiter sur ce blogue, mais j&#8217;attendais d&#8217;avoir une observation digne d&#8217;intérêt à partager (et, vous l&#8217;aurez deviné, des photos). Il y a quelques jours, lors d&#8217;une visite à la ferme Louis d&#8217;Or à Sainte-Élisabeth- de-Warwick, j&#8217;ai été gâté! Le moment est donc venu d&#8217;enfin communiquer ma passion pour les ichneumons!</p>
<p><a title="Photo Sharing" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/239955926/"></a></p>
<p style="text-align: center"><a title="Photo Sharing" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/239955926/"><img title="Rhysse cannelle / Ichneumon wasp / Megarhyssa macrurus" src="http://farm1.static.flickr.com/82/239955926_4f9fabf24e.jpg" alt="Rhysse cannelle / Ichneumon wasp / Megarhyssa macrurus" width="333" height="500" align="right" /></a></p>
<p><strong> Et un ichneumon, c&#8217;est quoi?</strong></p>
<p>Les ichneumons sont une famille d&#8217;insectes qui fait partie du même ordre que les guêpes et les fourmis: les hyménoptères. Il existe environ 8 000 espèces d&#8217;ichneumons au Canada et aux États-Unis. Ce qui les distingue et les rend si intéressants est que ce sont des insectes parasitoïdes (parasites pendant seulement une partie de leur existence).</p>
<p>En effet, les ichneumons pondent leurs oeufs sur ou dans le corps d&#8217;un hôte (un autre insecte, souvent une chenille ou un autre type de larve) qui servira de garde-manger pour leur progéniture. C&#8217;est ainsi qu&#8217;une fois l&#8217;oeuf éclos, la larve de l&#8217;ichneumon s&#8217;installe confortablement dans le corps de l&#8217;hôte et commence à déguster méthodiquement l&#8217;hôte en question: d&#8217;abord ce qui n&#8217;est pas vital comme les graisses, l&#8217;intestin et certains muscles puis, alors que le développement de la larve est bien avancé, les organes vitaux sont ingérés. Le jeune ichneumon peut alors se transformer en pupe, dernière étape avant d&#8217;émerger au stade adulte et se remettre en quête soit d&#8217;une femelle à féconder, soit d&#8217;un hôte à honorer de quelques oeufs.</p>
<p>Pour rendre le tout un peu plus concret, il suffit de se rappeler le film <a href="http://alien.com/">Alien.</a> La bebitte se développait dans le corps de la victime (qui continuait à vaquer à ses occupations) et en ressortait quand elle avait terminé une des étapes de son développement, laissant un corps inerte et vidé de sa plus nourrissante substance.</p>
<p>Il n&#8217;y a pas que les ichneumons qui pondent leurs oeufs au sein d&#8217;un hôte mais (vous comprendrez bientôt), ce sont les plus spectaculaires. <strong> Il faut le voir pour le croire!</strong></p>
<p>Venons en maintenant à mon histoire. Nous étions donc allés visiter une ferme laitière à Sainte-Élisabeth-de-Warwick, dans les Bois-Francs. Dès notre arrivée, j&#8217;avais remarqué un gros érable à sucre assez amoché. Plus que quelques branches avec des feuilles et une bonne partie du tronc montrant des signes de maladie et de pourriture du bois. Ce type d&#8217;arbre est habituellement un assez bon endroit pour faire d&#8217;intéressantes observations d&#8217;insectes et je m&#8217;étais promis d&#8217;aller explorer la chose de plus près avant notre départ.</p>
<p>Comme nous connaissons la soeur des propriétaires de la ferme et qu&#8217;elle et d&#8217;autres amis parents d&#8217;enfants qui vont à la garderie avec Francis participaient à l&#8217;activité, nous avons passé plusieurs heures sur le site de la ferme. Après le lunch, ne pouvant plus me retenir, je m&#8217;éclipse avec mon appareil photo pour aller explorer le tronc du vénérable érable. Dès mon arrivée, je localise trois adultes tremex (<em>Tremex columba</em>) en train de pondre. Les tremex sont eux aussi des hyménoptères, mais ils ne sont pas parasitoïdes. Ils se contentent de pondre leurs oeufs dans le tronc d&#8217;arbres morts ou en voie de mourir et leurs larves se développent en creusant des tunnels dans le bois et en s&#8217;y nourrissant. Sur la photo qui suit, on peut voir l&#8217;ovipositeur de la femelle tremex en train de pondre (le petit tube noir qui émerge de la partie latérale de l&#8217;abdomen et qui s&#8217;enfonce dans l&#8217;écorce de l&#8217;arbre). L&#8217;insecte mesure environ 5cm, ce qui est tout de même assez impressionnant.</p>
<p><a title="Tremex columba" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/239956594/"></a></p>
<p style="text-align: center"><a title="Tremex columba" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/239956594/"><img title="Pigeon tremex / Tremex columba" src="http://static.flickr.com/88/239956594_2779c31a83.jpg" alt="Pigeon tremex / Tremex columba" width="500" height="357" /></a></p>
<p>En voyant les tremex, je me doutais qu&#8217;il pourrait y avoir des ichneumons dans le coin mais une inspection méthodique du tronc de l&#8217;érable n&#8217;a pas permis d&#8217;en trouver. Ce n&#8217;est qu&#8217;en repassant devant l&#8217;arbre un peu plus tard que j&#8217;ai été gâté puisque trois ichneumons de deux espèces très spectaculaires étaient en train de pondre. Il y avait deux Rhysses cannelle et une Rhysse noirâtre. J&#8217;ai évidemment pu prendre quelques photos et partager ma fascination avec des passants qui se demandaient pourquoi je prenais des photos du tronc d&#8217;un arbre malade! La photo qui suit montre une Rhysse cannelle qui s&#8217;apprête à pondre. Remarquez l&#8217;ovipositeur (le long fil noir au bout de l&#8217;abdomen)&#8230; il mesure près de 13cm!</p>
<p><a title="Rhysse cannelle" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/240713513/"></a></p>
<p style="text-align: center"><a title="Rhysse cannelle" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/240713513/"><img title="Rhysse Cannelle / Ichneumon Wasp / Megarhyssa macrurus" src="http://static.flickr.com/95/240713513_2682f15bd3.jpg" alt="Rhysse Cannelle / Ichneumon Wasp / Megarhyssa macrurus" width="500" height="357" /></a></p>
<p>Mais qu&#8217;est-ce que tout ça a de si particulier? C&#8217;est que les rhysses sont les plus gros hyménoptères que l&#8217;on puisse observer. Elles peuvent mesurer près de 25cm. Ce qui les rend si impressionnantes, c&#8217;est le long ovipositeur qui peut faire 13cm de long à lui seul. Vous comprendrez qu&#8217;il est assez impressionnant (et effrayant pour qui ne sait pas ce qu&#8217;est cette grosse guêpe!) d&#8217;observer cet insecte qui est pourtant inoffensif (ça ne pique pas). Mais au-delà de leur taille, l&#8217;histoire naturelle des rhysses vaut la peine que l&#8217;on s&#8217;y attarde.</p>
<p><span id="more-54"></span></p>
<p><strong>Histoire naturelle des rhysses</strong></p>
<p>Trois espèces de rhysses peuvent être observées dans l&#8217;Est de l&#8217;Amérique du Nord: la Rhysse noirâtre (<em>Megarhyssa atrata</em>), la Rhysse cannelle (<em>Megarhyssa macrurus</em>) et la Rhysse de green (<em>Megarhyssa greenei</em>).</p>
<p>Ces trois espèces sont très similaires tant au niveau de la morphologie que de l&#8217;habitat. Elles sont également toutes trois parasites de la larve du même insecte, le Tremex (<em>Tremex columba</em>), un insecte de l&#8217;ordre des Hyménoptères, tout comme les Rhysses, les fourmis et les guêpes. La larve du Tremex vit dans le tronc d&#8217;arbres morts ou sérieusement malades où elle creuse des tunnels.</p>
<p>La femelle <em>Megarhyssa</em> détecte d&#8217;abord la larve-hôte dans un tronc mort ou une souche. Le processus précis de détection n&#8217;est pas entièrement connu, mais on sait que le bruit fait par les larves qui mangent le bois y est pour quelque chose. Elle insère ensuite entièrement son ovipositeur dans le bois et dépose un oeuf dans l&#8217;hôte.</p>
<p>Le mécanisme d&#8217;insertion de l&#8217;ovipositeur dans le bois est assez fascinant. D&#8217;abord, les membranes intersegmentaires se déplient (sur la photo, on voit les membranes en haut et l&#8217;ovipositeur qui descend jusque dans le tronc de l&#8217;arbre. Cliquer sur l&#8217;image pour avoir accès à d&#8217;autres formats).</p>
<p style="text-align: center"><a title="Rhysse cannelle en train de pondre" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/239954564/"><img title="Rhysse cannelle / Ichneumon wasp / Megarhyssa macrurus" src="http://static.flickr.com/90/239954564_2a9d6174ef.jpg" alt="Rhysse cannelle / Ichneumon wasp / Megarhyssa macrurus" width="333" height="500" /></a></p>
<p>Ensuite, certains segments de l&#8217;abdomen subissent une rotation complète qui cause l&#8217;extension du style de l&#8217;ovipositeur. Cette extension étire les membranes qui forment alors un disque translucide d&#8217;environ 2cm de diamètre (le disque est très évident sur la prochaine photo).</p>
<p><a title="Rhysse cannelle" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/240702638/"></a></p>
<p style="text-align: center"><a title="Rhysse cannelle" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/240702638/"><img title="Rhysse cannelle / Ichneumon wasp / Megarhyssa macrurus" src="http://static.flickr.com/93/240702638_64c4b26d9d.jpg" alt="Rhysse cannelle / Ichneumon wasp / Megarhyssa macrurus" width="500" height="333" /></a></p>
<p>L&#8217;entrée du style dans le bois est facilitée par une sécrétion qui détruit les fibres du bois. Ces adaptations permettent aux rhysses de pénétrer le bois franc et de pondre leurs oeufs dans des larves de tremex qui se trouvent à une profondeur pouvant atteindre 14cm.</p>
<p>Dès l&#8217;éclosion, la larve se nourrit à l&#8217;intérieur de l&#8217;hôte. Finalement, elle atteint le stade de pupe à l&#8217;intérieur du tronc, dans la galerie creusée par la larve-hôte. Une fois la métamorphose terminée, l&#8217;adulte mâche le bois afin d&#8217;atteindre la surface du tronc. Les mâles passent beaucoup de temps sur les troncs à l&#8217;intérieur desquels des oeufs ont été pondus et peuvent détecter plusieurs heures à l&#8217;avance l&#8217;endroit où une femelle émergera grâce au bruit qu&#8217;elle fait en mâchant le bois. Plusieurs mâles se trouvent ainsi rassemblés à ces sites d&#8217;émergence. La copulation a lieu immédiatement après l&#8217;émergence et peut même se produire avant même que la femelle n&#8217;ait complètement émergé du tronc.</p>
<p><strong>Un beau problème pour les biologistes</strong></p>
<p><a title="Photo Sharing" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/239953767/"></a></p>
<p style="text-align: center"><a title="Photo Sharing" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/239953767/"><img title="Rhysse noirâtre / Ichneumon wasp / Megarhyssa atrata" src="http://farm1.static.flickr.com/82/239953767_1db01352ef_m.jpg" alt="Rhysse noirâtre / Ichneumon wasp / Megarhyssa atrata" width="240" height="171" align="right" /></a></p>
<p>Les rhysses que l&#8217;on peut observer au Québec ont évolué à partir d&#8217;un ancêtre commun et sont des espèces sympatriques, ce qui veut dire que leurs niches écologiques se superposent. En effet, elles occupent le même habitat et dépendent du même hôte (les larves de tremex) pour leur reproduction. Ces espèces ne semblent toutefois pas compétitionner pour la nourriture ou les sites de repos. Puisque l&#8217;on peut fréquemment observer des femelles de rhysse de plus d&#8217;une espèce pondre sur le même tronc en même temps (comme je l&#8217;ai fait la semaine dernière), on peut se demander si elles pondent dans les mêmes larves et quelles sont leurs stratégies pour s&#8217;assurer que c&#8217;est leur progéniture qui aura le plus de succès.</p>
<p>Des biologistes se sont penchés sur la question et ont découvert que les trois espèces n&#8217;entrent pas en compétition pour leur reproduction puisqu&#8217;elles parasitent différents segments de la population de larves. Trois éléments permettent d&#8217;expliquer cela:</p>
<ol>
<li>Pour pondre, les adultes choisissent des larves à une profondeur précise faisant en sorte qu&#8217;elles doivent insérer complètement leur ovipositeur à angle droit avec la surface du tronc pour les atteindre.</li>
<li>L&#8217;ovipositeur de chaque espèce est de longueur différente.</li>
<li>Les larves de tremex restent à la même profondeur par rapport à la surface du tronc pendant presque toute la durée de leur cycle vital.</li>
</ol>
<p>Ceci fait en sorte que les trois espèces de rhysse ne pondent pas dans les mêmes larves et n&#8217;entrent pas en compétition pour le choix de l&#8217;hôte. Elles partagent ainsi la même niche écologique et utilisent la même ressource, mais en sélectionnant des hôtes différents. C&#8217;est probablement ce qui fait que l&#8217;on observe encore ces trois espèces de rhysse dans le même habitat et qu&#8217;il n&#8217;y en a pas une qui a pris le dessus sur les autres en exploitant avec plus de succès les ressources disponibles.</p>
<p>Alors, vous comprenez un peu mieux ma fascination pour les ichneumons? Il ne vous reste donc qu&#8217;à ouvrir l&#8217;oeil quand vous voyez de vieux arbres au tronc amoché&#8230; peut-être aurez-vous la chance de faire de belles observations!</p>
<p><a href="http://del.icio.us/jsb/ichneumon">Quelques liens pour en apprendre plus au sujet des ichneumons.</a></p>
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		<title>Terrain de jeu pour les guêpes</title>
		<link>http://www.jsbouchard.com/2006/08/terrain-de-jeu-pour-les-guepes/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Aug 2006 22:39:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences naturelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur ma rue, il y a un petit parc (forêt, sentiers et terrain de jeu). En plus de faire le bonheur des jeunes du coin (et de Francis en particulier!), le parc fait le bonheur d&#8217;au moins un adulte : moi! Plusieurs espèces d&#8217;oiseaux, des salamandres et plein d&#8217;insectes me permettent de faire des observations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur ma rue, il y a un petit parc (forêt, sentiers et terrain de jeu). En plus de faire le bonheur des jeunes du coin (et de Francis en particulier!), le parc fait le bonheur d&#8217;au moins un adulte : moi! Plusieurs espèces d&#8217;oiseaux, des salamandres et plein d&#8217;insectes me permettent de faire des observations intéressantes tout près de chez moi.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est une colonie de guêpes parasites que j&#8217;ai pu observer sur le sable du terrain de jeu. Ça fait déjà 2 ans que je les vois, quelques jours seulement dans l&#8217;été, s&#8217;activer à creuser des dizaines de petits trous dans le sable. Cette année, j&#8217;ai pu prendre le temps de les observer et de les photographier.</p>
<p>C&#8217;est donc une colonie d&#8217;<strong><em>Aphilanthops frigidus</em></strong> qui fait ses nids là où jouent les enfants. Si on ne porte pas trop attention, on pense que des abeilles volent au-dessus du sable.</p>
<p><a title="Photo Sharing" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/210564292/"><img src="http://static.flickr.com/73/210564292_e2c3653068.jpg" alt="Nesting site" width="500" height="333" /></a></p>
<p><em>Le site de nidification, sous les balançoires!</em></p>
<p><span id="more-44"></span></p>
<p>Quand on regarde de plus près, on voit que les « abeilles » creusent de petits trous dans le sol.</p>
<p><a title="Photo Sharing" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/210563832/"><img src="http://static.flickr.com/88/210563832_ff4eede2ea.jpg" alt="Nest openings" width="500" height="333" /></a></p>
<p><em>Deux trous d&#8217;entrée vers un nid.</em></p>
<p>Et quand on regarde encore plus attentivement, on peut voir certains de ces insectes transporter d&#8217;autres insectes dans le trou.</p>
<p><a title="Photo Sharing" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/210563874/"><img src="http://static.flickr.com/97/210563874_8dbcfd16d2.jpg" alt="Female with prey" width="500" height="361" /></a></p>
<p><em>Guêpe transportant une proie dans son nid.</em></p>
<p>Mais que font-elles? Et bien, elles font ce que plusieurs espèces de guêpes font : elles préparent un beau nid douillet pour leurs petits! On appelle ces guêpes des guêpes solitaires. Contrairement aux guêpes sociales, qui construisent des nids collectifs où vivent une reine et des ouvrières, les guêpes solitaires pondent leurs oeufs dans des nids individuels.</p>
<p>Pour assurer un apport adéquat de protéines à leurs jeunes, elles garnissent leurs nids de proies qu&#8217;elles ont paralysées et qui serviront de nourriture quand les oeufs auront éclos. Habituellement, chaque espèce de guêpe a un type de proie bien particulier.</p>
<p>Dans le cas présent, j&#8217;ai réussi à identifier les proies que transportaient les guêpes dans leurs nids : des  fourmis ailées. Ces fourmis sont des reines qui s&#8217;envolent pour fonder de nouvelles colonies.</p>
<p><a title="Photo Sharing" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/210564361/"><img src="http://static.flickr.com/61/210564361_a130a0bc6a.jpg" alt="Prey" width="500" height="361" /></a></p>
<p><em>Fourmi ailée qui était transportée par une guêpe.</em></p>
<p>C&#8217;est donc avec quelques photos d&#8217;adultes et la description du type de proie que j&#8217;ai essayé d&#8217;identifier les guêpes. En cherchant d&#8217;abord sur un site qui décrit les espèces de guêpes, j&#8217;ai su qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une espèce de guêpe fouisseuse (Sphécidés). Plus précisément, une « guêpe des sables ». Voici la description:</p>
<blockquote><p><strong>SAND WASPS</strong> <em>Bembix spinolae, Bembix pruinosa</em> Although they are considered solitary wasps, dozens of females will gather in a sandy area to excavate individual tunnels and, when necessary, fly together to discourage an intruder. The female excavates a burrow in the sand, lays a single egg in the nest chamber, and provisions the nest with paralyzed prey (usually flies). She continues to provision the nest with food during her offspring&#8217;s larval stage.[<a href="http://www.massaudubon.org/Nature_Connection/wildlife/index.php?subject=Insects&amp;id=2">Source</a>]</p></blockquote>
<p>En lisant ce texte, mon premier réflexe est de me dire «tiens, mes guêpes n&#8217;avaient pas des mouches pour proies, mais des fourmis ailées». Je cherche donc un peu plus pour découvrir qu&#8217;il n&#8217;y a que quelques espèces qui nourrissent leurs larves avec des fourmis ailées. Ainsi, les guêpes que j&#8217;ai observées aujourd&#8217;hui sont du genre <strong><em>Aphilanthops</em></strong>, et fort probablement de l&#8217;espèce<strong> <em>frigidus</em></strong>.</p>
<p>Un texte paru en 1913 relate dans le détail le mode de vie de cette espèce de guêpe. L&#8217;auteur, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/William_Morton_Wheeler">William Morton Wheeler</a>, y décrit ses observations&#8230; voici quelques extraits:</p>
<blockquote><p>The wasp spends much time, especially during the morning hours or on cloudy days, sitting in her burrow and looking out with her conspicuous black face, marked with three vertical yellow bands like exclamation points.</p></blockquote>
<blockquote><p><a title="Photo Sharing" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/210563984/"><img src="http://static.flickr.com/86/210563984_52399270c8.jpg" alt="Female in nest" width="500" height="361" /></a></p>
<p><em>Femelle dans un nid, montrant sa «conspicuous black face».</em></p>
<p>The prey of <em>A. frigidus</em> consists only of winged queen ants belonging to the genus Formica.</p>
<p>After the ant has been dragged a few inches down the burrow, the wasp proceeds to cut its wings. Usually, she does this very neatly [...]. That this dealation is accomplished before the ant is carried in the lower portion of the nest is shown by the fact that while excavating the nest one always finds the detached wings only a few inches below the surface and some distance from the bodies of the stored ants.</p>
<p>By piecing together the observations made on different nests I have reached the conviction that the wasp secures several queen ants, usually five to seven, often belonging to more than one species, and stores them in two or three cells. Sometimes only a single ant is deposited in a cell, more frequently two, rarely three. [...] a young larva was found in a small cell devouring a single ant, wich had been cut in two at the petiole. The mother <em>Aphilanthops</em> was sitting in the burrow in each of these nests and in one of them there was a single adult larva spinning its cocoon and surrounded by fragments of three to four queen ants. These conditions seem to me to prove that the <em>Aphilanthops</em> feeds her single larva from a store of several ants deposited in several cells. The egg is evidently laid on an isolated ant wich the mother wasp cuts in two in order that the larva may gain access to the nutritious contents of the thorax and gaster. Then the other ants are taken from storage and brought to the larva one by one as they are required, till all are consumed and the larva is ready to pupate. [<a href="http://www.jsbouchard.com/files/10593.pdf">PDF du texte original</a></p>
<p>]</p></blockquote>
<p>Vraiment, c&#8217;est fou ce qu&#8217;on peut voir tout près de chez soi en gardant l&#8217;oeil ouvert!</p>
<p><a title="Photo Sharing" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/210563946/"><img src="http://static.flickr.com/85/210563946_e541b936c0.jpg" alt="Female digging" width="500" height="361" /></a></p>
<p><em>Femelle en train de creuser.</em></p>
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		<title>Identification des grenouilles</title>
		<link>http://www.jsbouchard.com/2006/06/identification-des-grenouilles/</link>
		<comments>http://www.jsbouchard.com/2006/06/identification-des-grenouilles/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Jun 2006 23:30:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences naturelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Je me suis aperçu hier que je ne savais pas identifier la plupart des grenouilles du Québec! C&#8217;est pas un gros problème dans ma vie, mais en observant une grenouille hier dans un petit étang, je ne savais pas quoi noter pour pouvoir l&#8217;identifier. Voici donc un petit aide-mémoire pour pallier cette lacune dans ma [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je me suis aperçu hier que je ne savais pas identifier la plupart des grenouilles du Québec! C&#8217;est pas un gros problème dans ma vie, mais en observant une grenouille hier dans un petit étang, je ne savais pas quoi noter pour pouvoir l&#8217;identifier. Voici donc un petit aide-mémoire pour pallier cette lacune dans ma culture!</p>
<p><span id="more-41"></span></p>
<p>Les informations sont tirées du très bon guide d&#8217;identification <a href="http://www.editionsmichelquintin.ca/"><em>Amphibiens et reptiles du Québec et des Maritimes</em></a> des auteurs Jean-François Desroches et David Rodrigue.</p>
<p>Les grenouilles font partie de l&#8217;ordre des Anoures. Les crapauds et<br />
les rainettes font aussi partie de cet ordre. Au Québec, nous avons 6<br />
espèces de grenouilles (on peut toutes les observer dans la région de<br />
Québec)</p>
<p><strong>Grenouille des bois</strong> (<em>Rana sylvatica </em>/ Wood Frog)</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/49117097@N00/10030974/"><img src="http://jsbouchard.com/blogue/files/2007/03/10030974_706645fe7b.jpg" alt="Grenouille des bois" border="0" /></a></p>
<p>Facile à reconnaître. Elle a les joues noires et la lèvre supérieure<br />
blanche. Le corps peut être brun, beige, gris, rosé ou orangé. Le chant<br />
est un coassement «couac» qui rappelle le cri d&#8217;un canard.</p>
<p>Observée principalement en milieu forestier.</p>
<p>Photo par <a href="http://www.flickr.com/photos/49117097@N00/">Kent Runge</a>.</p>
<p><strong>Grenouille Léopard </strong>(<em>Rana pipiens</em> / Northen Leopard Frog)</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/urtica/112720300/"><img src="http://jsbouchard.com/blogue/files/2007/03/112720300_b3425dc0f7.jpg" alt="Grenouille léopard" border="0" /></a></p>
<p>C&#8217;est la grenouille que nous disséquions en biologie au secondaire!<br />
Elle est très commune au Québec dans les milieux humides et, en été, on<br />
peut aussi la trouver dans des milieux plus secs. Le principal critère<br />
d&#8217;identification est ses taches ovales foncées, disposées de manière<br />
relativement ordonnée. Le corps est vert ou brun, avec 2 plis<br />
dorsaux-latéraux.</p>
<p>Le chant est une note gutturale lente qui dure de 2 à 5 secondes et<br />
rappelle le bruit d&#8217;une porte qui grince sur ses gonds. Le chant est<br />
entrecoupé de coassements qui rappellent le bruit d&#8217;une main que l&#8217;on<br />
frotte sur un ballon.</p>
<p>Photo par <a href="http://www.flickr.com/people/urtica/">Jenn Forman Orth</a>.</p>
<p><strong><br />
Grenouille des marais</strong> (<em>Rana palustris</em> / Pickerel Frog)</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/anitagould/125554472/"><img src="http://jsbouchard.com/blogue/files/2007/03/125554472_ee0838821e.jpg" alt="Grenouille des marais" border="0" /></a></p>
<p>La grenouille des marais ressemble à la grenouille léopard.<br />
Toutefois, ses taches sombres sont de forme rectangulaire plutôt<br />
qu&#8217;ovale. Les taches rectangulaires s&#8217;alignent en 2 rangées sur le dos<br />
de la grenouille, entre les plis dorso-latéraux qui sont bien visibles.<br />
Le corps est brun ou cuivré. Le chant ressemble à celui de la<br />
grenouille léopard, mais est légèrement plus rapide et n&#8217;est pas<br />
entrecoupé de toc-toc.</p>
<p>Cette grenouille se tient près de l&#8217;eau, mais est surtout terrestre en été.</p>
<p>Photo par <a href="http://www.flickr.com/people/anitagould/">Anita Gould</a></p>
<p><strong>Grenouille verte </strong>(<em>Rana clamitans melatona</em> / Northern Green Frog)</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/rgainor/11950076/"><img src="http://jsbouchard.com/blogue/files/2007/03/11950076_db0832a49f.jpg" alt="Grenouille verte" border="0" /></a></p>
<p>Verte ou brune, elle a toujours la lèvre supérieure et généralement<br />
la tête vertes (comme sur la photo). Les plis dorso-latéraux sont<br />
visibles et vont de l&#8217;oeil jusqu&#8217;aux deux tiers du dos. Des rayures<br />
transversales sont visibles sur les pattes postérieures repliées.</p>
<p>Le chant est un <em>toûng</em> guttural qui rappelle le pincement d&#8217;une corde de banjo. Cette grenouille est aquatique.</p>
<p>Photo par <a href="http://www.flickr.com/people/rgainor/">Robert Gainor</a>.</p>
<p><strong>Grenouille du Nord </strong>(<em>Rana septentrionalis </em>/ Mink Frog)</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/alumroot/32751405/"><img src="http://jsbouchard.com/blogue/files/2007/03/32751405_2c60bf2d43.jpg" alt="Grenouille du Nord" border="0" /></a></p>
<p>Coloration verdâtre ou brune. Mouchetures foncées disposées de façon<br />
irrégulière. Plis dorso-latéraux souvent absents ou peu prononcés<br />
(alors qu&#8217;ils sont toujours présents et bien visibles sur la grenouille<br />
verte). Taches oblongues généralement présentes sur les pattes arrière,<br />
dans le sens de la longueur (rayures transversales chez la grenouille<br />
verte). La lèvre supérieure est verte. Le chant est une série de<br />
gloussements sourds (toc, toc, toc) qui rappellent une poule qui<br />
caquette.</p>
<p>La grenouille du Nord quitte rarement l&#8217;eau.</p>
<p>Photo par <a href="http://www.flickr.com/people/alumroot/">Alan Wolf</a>.</p>
<p><strong>Ouaouaron</strong> (<em>Rana catesbeiana</em> / American Bullfrog)</p>
<p><a href="http://jsbouchard.com/blogue/files/2007/03/64983631_887a424e5b.miniature.jpg"><img src="http://jsbouchard.com/blogue/files/2007/03/64983631_887a424e5b.jpg" alt="Ouaouaron" border="0" /></a></p>
<p>C&#8217;est notre plus grosse grenouille. Sa coloration va du vert au brun<br />
et son dos est parfois moucheté de taches foncées diffuses. La lèvre<br />
supérieure est verte. Rayures transversales foncées visibles sur les<br />
pattes de derrière repliées. Un repli de peau part de derrière l&#8217;oeil,<br />
contourne le tympan et rejoint la patte avant. Le chant est un puissant<br />
<em>joug-a-roum</em> évoquant le beuglement d&#8217;un taureau. On le retrouve presque toujours dans l&#8217;eau.</p>
<p>Photo par <a href="http://www.flickr.com/people/tx20d/">Kyle McKenzie</a>.</p>
<p>Et bien! je devrais maintenant être capable de reconnaître mes grenouilles!</p>
]]></content:encoded>
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		<title>High Fructose Corn Syrup: je comprends enfin!</title>
		<link>http://www.jsbouchard.com/2005/10/high-fructose-corn-syrup-je-comprends-enfin/</link>
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		<pubDate>Thu, 20 Oct 2005 02:50:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences naturelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand je vais aux Etats-Unis, je suis toujours intrigué par l&#8217;omniprésence du sirop de maïs à haute teneur en fructose (l&#8217;abréviation anglaise est HFCS) dans presque tous les produits alimentaires alors qu&#8217;au Canada on rencontre ce produit assez peu fréquemment.&#160; C&#8217;est donc avec intérêt que j&#8217;ai lu ce texte du site Sprol qui nous en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand je vais aux Etats-Unis, je suis toujours intrigué par l&#8217;omniprésence du sirop de maïs à haute teneur en fructose (l&#8217;abréviation anglaise est HFCS) dans presque tous les produits alimentaires alors qu&#8217;au Canada on rencontre ce produit assez peu fréquemment.&nbsp; C&#8217;est donc avec intérêt que j&#8217;ai lu ce <a href="http://www.sprol.com/?p=236">texte du site Sprol qui nous en apprend plus au sujet du HFCS</a>. On y apprend que le HFCS a été développé chimiquement dans les années &#8216;70 pour aider les producteurs de maïs américains à écouler leurs surplus. Voici quelques extraits assez intéressants:</p>
<blockquote><p>More stable than sugar against the disintegrating elements (such as moisture), foods with High Fructose Corn Syrup can literally travel thousands of miles and sit on the shelf of your local convenience store forever and (almost) never go bad. Cheaper ingredients meant cheaper groceries for the good American consumer. A win- win situation, it seemed.</p>
</blockquote>
<p><span id="more-35"></span></p>
<blockquote><p>In his groundbreaking book FatLand, Greg Critser breaks down exactly how HFCS is metabolized by the human body. In short, because our bodies have absolutely no way of understanding this highly engineered substance…they convert it into storage material and chuck it away…hence we are fattened up.</p>
</blockquote>
<p>Et la finale, cinglante à souhait:</p>
<blockquote><p>Watching the food channel, I recently heard that the most delicious pork comes from Spain, where the swine are fattened up on an all-corn diet. This little tidbit reminded me of we Americans. Surely Americans are often enough referred to as pigs, but who knew we held so much in common with this lowly animal? It seems we and they are being fattened up for some strange slaughter yet to come.</p>
</blockquote>
<p>Pas très appétissant!</p>
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		<title>Curiosité scientifique et racisme</title>
		<link>http://www.jsbouchard.com/2005/10/curiosite-scientifique-et-racisme/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2005 00:57:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences naturelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne pensais pas écrire sur ce sujet mais quand ce matin encore j&#8217;ai entendu le Doc Mailloux dire qu&#8217;il est un passionné de science et que sa curiosité scientifique est infinie, je me suis dit que ça valait la peine de partager mon opinion.
La science évolue constamment et n&#8217;est pas faite que de vérités [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne pensais pas écrire sur ce sujet mais quand ce matin encore j&#8217;ai entendu le Doc Mailloux dire qu&#8217;il est un passionné de science et que sa curiosité scientifique est infinie, je me suis dit que ça valait la peine de partager mon opinion.</p>
<p>La science évolue constamment et n&#8217;est pas faite que de vérités absolues. Toute personne habituée à la fréquentation des périodiques scientifiques a fort probablement remarqué que toute découverte, toute opinion, a son contrepoids.</p>
<p><span id="more-34"></span></p>
<p>Quand j’ai entendu le Doc Mailloux parler de «preuves scientifiques» pour soutenir ses paroles au sujet de l’intelligence des noirs et des amérindiens, j’ai tout de suite pensé à ce livre de Stephen Jay Gould, <em>The Mismeasure of Man</em>, que j’ai lu il y a plusieurs années. Gould y critique les nombreux courants de pensée qui ont mené à des justifications scientifiques du racisme. C’était à l’époque (je devais avoir 16 ou 17 ans) une lecture très enrichissante et porteuse d’un enseignement fondamental (comme plusieurs des autres textes de Gould): ce n’est pas parce qu’un scientifique affirme quelque chose que l’on doit le croire. Et cela est vrai même si le texte est publié dans un prestigieux périodique ou dans un livre.</p>
<p>Le «cas» Mailloux nous permet d’observer comment la science peut être utilisée sans discernement par quiconque se prétend «passionné de science». Nous l’avons vu brandir une liasse de papiers devant des journalistes en disant tout fièrement «voici les preuves». Ces mêmes journalistes nous ont même montré un prof d’université brandissant le livre <em>The bell curve</em> comme preuve. Mais peu d’entres-eux ont parlé des avis divergents et de l’impossibilité d’obtenir un consensus sur la question (l’équipe des <a href="http://radio-canada.ca/actualite/v2/anneeslumiere/">Années lumières</a> l’a fait: bravo!). Évidemment, j’aime mieux entendre les arguments des scientifiques qui tentent de démontrer que les partisans du racisme font fausse route.</p>
<p>Toutefois, pour forger mon opinion et développer mon argumentation, je dois être conscient du fait que pour chaque argument, qu’il soit en faveur ou contre le racisme scientifique, il y a un contre-argument. Dans un cas comme celui de l’éternelle bataille entre les créationnistes et les évolutionnistes, il y a aussi des avis divergents mais là, c’est un peu plus facile de se forger une opinion. Mais de toute façon, même si c’était vrai que l’hérédité peut avoir un effet sur le QI, est-ce que ça devrait avoir une influence sur notre façon de vivre en société? Je ne le pense pas! Et c’est pourquoi je ne poursuivrai pas plus loin mes recherches sur le sujet et que je ne chercherai pas à vraiment savoir si ceux que je désire croire (les non racistes) ont raison! Il faut savoir mettre ses priorités à la bonne place. Je conseille tout de même la lecture de ces 3 articles de Wikipédia pour au moins avoir une idée de la complexité de la question: <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Mismeasure_of_Man">The Mismeasure of Man</a> <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Bell_Curve">The Bell Curve</a> <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Scientific_racism">Scientific racism</a></p>
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		<title>Amours chez les odonates</title>
		<link>http://www.jsbouchard.com/2005/09/amours-chez-les-odonates/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Sep 2005 00:55:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences naturelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi dernier, à la Station touristique de Duchesnay, nous avons eu la chance d&#8217;observer l&#8217;accouplement de deux libellules du genre Aeschna, probablement des Aeshnes du Canada mais je n&#8217;ai pas&#160; assez de détails (et pas pris le temps nécessaire) pour certifier jusqu&#8217;à l&#8217;espèce.

Les textes descriptifs suivants sont tirés du site de l&#8217;Insectarium de Montréal. Ils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi dernier, à la <a href="http://www.sepaq.com/Fr/index.cfm?Reseau=CT&amp;Module=&amp;Etablissement=DUC&amp;Page=BIEN&amp;Activite=">Station touristique de Duchesnay</a>, nous avons eu la chance d&#8217;observer l&#8217;accouplement de deux libellules du genre Aeschna, probablement des Aeshnes du Canada mais je n&#8217;ai pas&nbsp; assez de détails (et pas pris le temps nécessaire) pour certifier jusqu&#8217;à l&#8217;espèce.</p>
<p><a title="Photo Sharing" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/41585538/"><img width="160" height="240" alt="Aeschnes en accouplement" src="http://static.flickr.com/29/41585538_a32b2cf152_m.jpg" /></a></p>
<p>Les textes descriptifs suivants sont tirés du site de <a href="http://www2.ville.montreal.qc.ca/insectarium/toile/nouveau/preview.php?section=fiches&amp;page=37">l&#8217;Insectarium de Montréal</a>. Ils relatent l&#8217;accouplement de l&#8217;Anax de juin, une autre espèce de libellule, mais ça décrit très bien ce que l&#8217;on a observé. Les photos sont toutes de moi. Pour voir plus de détails, cliquer sur les photos et ensuite sur le bouton «All sizes».</p>
<p><span id="more-32"></span></p>
<p>«L&#8217;accouplement se déroule d&#8217;une façon très particulière, typique des odonates. Avant la copulation, le mâle doit procéder à une petite gymnastique. Cet insecte possède deux organes génitaux séparés : l&#8217;un d&#8217;eux sert à produire le sperme et l&#8217;autre à le transmettre à la femelle. L&#8217;organe de production est situé au bout de l&#8217;abdomen, tandis que l&#8217;organe de copulation (le pénis) est près du thorax, sous le deuxième segment abdominal. Le mâle doit donc replier son abdomen pour effectuer le transfert du sperme d&#8217;un organe à l&#8217;autre.»</p>
<p>«Une fois prêt à s&#8217;accoupler, le mâle part en quête d&#8217;une femelle. Lorsqu&#8217;il a repéré une partenaire, il la saisit par l&#8217;arrière de la tête. Il l&#8217;agrippe à l&#8217;articulation de la tête et du thorax à l&#8217;aide de ses cerques, sortes de pinces situées à l&#8217;extrémité de l&#8217;abdomen.»<br /> <a title="Photo Sharing" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/41589010/"><img width="206" height="240" alt="aeshne_copule_tete" src="http://static.flickr.com/24/41589010_b99df7cfa8_m.jpg" /></a></p>
<p>«Pour accéder au sperme, la femelle courbe son abdomen de façon à ce que son extrémité se place sur l&#8217;organe de copulation du mâle.»</p>
<p><a title="Photo Sharing" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/41588977/"><img width="240" height="225" alt="aeshne_copule" src="http://static.flickr.com/23/41588977_cb1b7e0d60_m.jpg" /></a> </p>
<p>«Le couple peut rester plusieurs minutes dans cette position quasi circulaire, dite « de la roue » ou « du cur copulatoire », pendant que le transfert de sperme s&#8217;effectue.»</p>
<p><a title="Photo Sharing" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/41585362/"><img width="160" height="240" alt="C'est comme ça que l'on fait des bébés?" src="http://static.flickr.com/24/41585362_22263aa91d_m.jpg" /></a></p>
<p>Et voilà&#8230; c&#8217;est déjà la fin du photo-roman! Évidemment, la dernière image se doit d&#8217;être marquante. Voici donc Francis en train d&#8217;apprendre comment les libellules font leurs bébés. Il restera à lui apprendre dans quelques années que ce n&#8217;est pas exactement comme ça qu&#8217;il faut procéder chez l&#8217;humain!</p>
<p><a title="Photo Sharing" href="http://www.flickr.com/photos/jsb/41585287/"><img width="240" height="160" alt="Curieux, va!" src="http://static.flickr.com/32/41585287_54bca2ce7a_m.jpg" /></a></p>
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