Archives de la catégorie : Facilitation et transformation

Carnet de route 1 / Le plan

J’écris ces carnets de route dans l’avion du retour. J’avais prévu publier à quelques reprises pendant le voyage, mais le soir, une fois les suivis pour le travail terminés, je n’en avais plus l’énergie. Je n’en ressentais pas l’urgence non plus. Je préférais laisser décanter un peu ce qui émergeait de ce que j’avais vécu pendant la journée. Ce seront donc des carnets de route « a posteriori »! Je les publierai à quelques jours d’intervalle, ce qui me permettra de prendre mon temps pour bien les compléter et les annoter.

J’allais donc faire un tour en Europe pour, d’abord, participer à une learning expedition en Finlande et, aussi, passer un peu de temps avec nos alter ego, les filles d’Imfusio (Yael, leur homme, était en vacances).

La learning expedition était organisée par Étienne Collignon, président de Sol France (j’étais avec des Français alors ne pas trop s’étonner des nombreux mots anglais!). Y participaient des gens d’organisations françaises (Leroy-Merlin, SNCF), des consultants (coachs, experts en DO et mixeurs de processus) et des universitaires. Nous étions aussi 4 Québécois : les potes de Percolab Yves et Sam, moi et Patrick Dubé, un consultant qui pousse assez loin les concepts de Living Lab, d’innovation ouverte et de développement agile. Un bon mix d’une vingtaine de personnes!

Nous allions en Finlande, à Jyvaskyla pour être plus précis, pour passer deux jours à Team Academy (TA). TA est un projet qui a été démarré il y a plus d’une quinzaine d’années. C’est un programme universitaire de premier cycle radicalement différent des programmes universitaires traditionnels.

En gros, le programme du voyage était le suivant : départ de Québec le 11 février à 16 h 30; arrivée à Paris à 9 h et début d’un Flow Game près de la gare Montparnasse à 11 h avec Jerry Nagel, Nancy Bragart, Nath et Audrey d’Imfusio et deux de leurs amies; départ pour la Finlande dimanche matin et retour à Paris mercredi midi; bamboche en ville avec JP, un ami québécois de passage comme moi; travail jeudi pour préparer l’AOH francophone qui aura lieu en simultané en France et au Québec en juin prochain; rencontre avec deux consultants français qui animent des démarches de collaboration; retour à Québec vendredi.

Voici pour l’intro! Les autres carnets de route seront publiés au fil des prochains jours.

Séminaire nordique autochtone en images

Mon plus beau trip d’animation à ce jour! Cherchez les post-its et les crayons de couleur!

Séminaire nordique autochtone 2010 from François Léger Savard on Vimeo.

Vite, de l’action!

Vraiment bon!

Agir à tout prix, surtout pour des situations complexes qui demandent un temps de réflexion et branler dans le manche quand ce qui pourrait être fait est pourtant simple! On lit la chronique de tels gestes chaque jour dans les médias! (Vidéo trouvée dans ce billet de Johnnie Moore: There is never nothing happening.)

Un texte écrit il y a un an et en lien avec ceci: Le culte de l’action et la tyrannie de la vision.

Départ à 7 h demain matin pour l’Abitibi où j’animerai le Symposium sur la création et les médias interactifs de la Commission de planification de l’Université du Québec. On y parlera d’action, évidemment. Pas seulement de la passion d’agir, toutefois, mais aussi de l’importance de prendre la responsabilité de faire avancer les choses. Parce qu’un plan d’action sans engagements clairs et réalistes, c’est beaucoup plus pour se donner bonne conscience que pour réellement générer un changement. J’y testerai une approche de priorisation à double vote: on vote pour les projets qui ont le plus de potentiel de nous faire progresser et on vote aussi (avec des autocollants différents) pour le ou les projets pour lesquels on est prêts à donner de l’énergie et du temps. Enfin, on travaille à planifier les prochaines étapes du projet auquel on s’engage à contribuer.

Créer un réseau social sur papier

Vendredi dernier, j’ai essayé une nouvelle forme de brise-glace avec un groupe de 70 directeurs de l’entreprise Nurun. J’avais vu la description de cette activité le mois dernier dans le livre Gamestorming et m’était dit que je trouverais rapidement un contexte pour la tester. Ça a vraiment bien fonctionné et je vais le refaire, c’est certain (j’ai déjà commencé à intégrer l’activité dans le programme de certaines animations).

Il suffit de prévoir un espace assez large que l’on couvre de papier. On fournit des papillons adhésifs (Post-it) 6×4″ et des marqueurs aux participants. On invite chacun à créer son avatar (une représentation de soi-même), inscrire son nom et deux mots qui décrivent le mieux dans quel état il ou elle se présente à l’événement. Ensuite, les participants vont coller leur papillon adhésif au mur et, armés d’un marqueur, ils tracent des liens entre-eux et identifient chaque lien selon sa nature (projet, amitié, école…). Tout au long de l’événement, les participants peuvent aller enrichir et mettre à jour leur réseau social.

Le résultat final:

Quelques extraits de la murale:

Un brise-glace simple, visuellement attrayant et qui permet, rapidement, de révéler les liens qui unissent les participants.

Anatomie de deux dialogues

Trouvé sur le site du Public Conversation Project en cherchant des inspirations pour raffiner et approfondir certaines techniques de dialogue que j’utilise.

Comme la plupart des outils avec lesquels je travaille, c’est simple, mais pas facile!

Mushuau-Nipi, prise 2

L’an dernier, j’avais participé au cinquième Séminaire nordique autochtone. Cette année, j’y oeuvrerai à titre de facilitateur. Je quitte demain pour 10 jours dans la toundra forestière, sur la rive de la rivière George, au lieu que le Innus appellent Mushuau-Nipi depuis aussi loin que la mémoire puisse se souvenir.

Ce sera une expérience incroyable que d’animer dans un lieu naturel exceptionnel. Parmi les participants, il y aura des autochtones, des scientifiques, des artistes, des industriels, des environnementalistes et des représentants politiques. Les enjeux du Plan Nord seront au coeur des discussions. Je me permet de croire que le Plan Nord a bien besoin qu’on lui ajoute un peu de profondeur, de volonté et de coeur.

Je pars avec en tête, ces mots de Jean Morisset, que cite Jean Désy dans son dernier essai, L’esprit du Nord:

Il nous reste aujourd’hui le Nord. Entre le désir de pousser notre industrie aux limites de nos frontières – désir ancré dans notre esprit protestant, développementaliste – et l’instinct de pousser nos émotions à orienter notre développement – instinct ancré dans notre esprit latin, relativiste -, il semble qu’il y ait peut-être un moyen terme, une troisième voie qui ne pourra venir que des Autochtones.

Jean Morisset, Les chiens s’entre-dévorent

J’essaie de revenir en un seul morceau, promis! En plus que l’automne s’annonce chargé comme c’est pas possible.

Niaut!