Mushuau-Nipi, prise 2

L’an dernier, j’avais participé au cinquième Séminaire nordique autochtone. Cette année, j’y oeuvrerai à titre de facilitateur. Je quitte demain pour 10 jours dans la toundra forestière, sur la rive de la rivière George, au lieu que le Innus appellent Mushuau-Nipi depuis aussi loin que la mémoire puisse se souvenir.

Ce sera une expérience incroyable que d’animer dans un lieu naturel exceptionnel. Parmi les participants, il y aura des autochtones, des scientifiques, des artistes, des industriels, des environnementalistes et des représentants politiques. Les enjeux du Plan Nord seront au coeur des discussions. Je me permet de croire que le Plan Nord a bien besoin qu’on lui ajoute un peu de profondeur, de volonté et de coeur.

Je pars avec en tête, ces mots de Jean Morisset, que cite Jean Désy dans son dernier essai, L’esprit du Nord:

Il nous reste aujourd’hui le Nord. Entre le désir de pousser notre industrie aux limites de nos frontières – désir ancré dans notre esprit protestant, développementaliste – et l’instinct de pousser nos émotions à orienter notre développement – instinct ancré dans notre esprit latin, relativiste -, il semble qu’il y ait peut-être un moyen terme, une troisième voie qui ne pourra venir que des Autochtones.

Jean Morisset, Les chiens s’entre-dévorent

J’essaie de revenir en un seul morceau, promis! En plus que l’automne s’annonce chargé comme c’est pas possible.

Niaut!

1 commentaire

  1. Jean Désy
    Publié le 8 août 2010 à 22:06 | Permalien

    Merci pour cette citation de mon ami Jean Morisset, un fameux nordiste, grand coureur de taïgas. Merci pour l’Esprit du Nord. Que le Grand Esprit de la rivière George vous soit bon!

    Jean Désy