Grisvert: naissance d’un projet

Il y a deux ans déjà que je me suis lancé dans l’aventure qui a mené à la création de Grisvert. Pour marquer la fin de ce cycle et aussi pour m’aider à «ramasser» ces deux années en un seul lieu, j’ai préparé un schéma qui montre les différentes étapes qui ont précédé la naissance du projet.

Brouillon du design en PDF

Chacune des pastilles numérotées représente une étape importante dans le processus qui a mené au projet tel qu’il est aujourd’hui. Les étapes sont décrites ci-bas. Le schéma s’inspire du Five Breaths Design, une façon d’imaginer des processus de collaboration que j’utilise de plus en plus.

1. Poser les bonnes questions

Le 6 juin 2006, quelques jours après avoir quitté Opossum, j’identifiais l’objectif de la démarche: «C’est quoi ma place? Quel est le travail qui me procurera le plus de plaisir? Avec qui je ferai ce travail?». Un extrait du billet L’entreprise naturelle:

Quand j’ai décidé de quitter Opossum, une des principales raisons était de profiter de cette occasion pour faire le point sur ma carrière et prendre les décisions qui me permettront de faire le travail idéal pour moi.

Mon travail chez Opossum était loin de me rendre malheureux, mais je commençais à sentir que plus le temps avancerait, moins j’aurais la conviction d’être à la meilleure place. Mais c’est quoi ma place? Héhé! Voilà la question à laquelle je souhaite répondre dans les prochains mois et ce blogue sera mon outil principal pour y parvenir.

Pourquoi ce blogue pourra-t-il m’aider à définir mon futur travail? Parce qu’il m’aidera à créer un réseau de gens qui partagent des intérêts communs et qui ont des aptitudes complémentaires. Ainsi, en faisant le travail de définir ce pour quoi je serai le meilleur et ce que j’aurai le plus de plaisir à faire, je ferai des rencontres, je piquerai la curiosité de certains et je bâtirai un réseau. Et c’est de ce réseau qu’émergera, peut-être, une nouvelle entreprise.

Voilà, la table était mise! Il est intéressant d’observer que je faisais dans le même texte référence à Dave Pollard de la manière suivante:

… mon parcours sera en partie inspiré de la démarche que propose (et applique) Dave Pollard pour la création de ce qu’il appelle la Natural enterprise (je parlerai d’entreprise naturelle en français).

Nous verrons plus tard comment Dave réapparaitra en fin de parcours!

2. Sophie donne le ton

C’est en grande partie la faute de Sophie, ma blonde, si j’en suis là aujourd’hui! Quelques jours avant notre départ pour un voyage à Calgary et dans les Rocheuses, Sophie me demande «J’sais ben pas c’que Peter Senge pense de ça, le développement durable?». Cette question m’a amené à lire Learning for Sustainability (compte rendu ici) et, surtout, Presence, dont je reparlerai au point 4. Merci Sophie :-)

3. Juin à novembre 2006: exploration du concept de développement durable

Une de mes intuitions était que je me devais d’explorer plus à fond la piste du développement durable. Cette étape d’exploration m’a permis de découvrir la pensée et le travail de plusieurs pionniers du domaine, comme Francesco di Castri, dont j’ai décrit la vision du développement durable ici et celle de la société de l’information là. J’ai jonglé avec l’idée d’aller faire un doctorat en développement durable à l’étranger (l’idée plaisait beaucoup à Sophie), mais j’en suis venu au constat que ma place n’était pas au sein des «experts». Bien d’autres sont mieux taillés que moi pour le rôle d’expert!

4. Novembre 2006: lecture de Presence

Quand Sophie m’avait parlé de Senge (au point 2), j’avais tout de suite accroché sur Learning for Sustainability mais la description d’un autre ouvrage auquel il avait récemment contribué m’avait laissé un peu plus songeur. À l’époque, je trouvais que Presence faisait pas mal trop «new age» pour moi. Mon centre de gravité était encore situé au niveau de la tête!

J’ai toutefois fini par commander Presence et dès les premières pages, j’ai senti que ça y était! Voilà que je vibrais totalement. Je m’en souviens très bien. J’étais assis dans le bus et je m’en allais dans un milieu de travail sans vie (un mandat que je démarrais pour une grosse boîte de consultants) et voilà que ce petit livre me touchait profondément dès les premières pages. Je me suis alors dit «voilà! j’ai trouvé! voici ce à quoi je vais consacrer les prochaines années de ma vie».

Bon, c’est bien beau de penser avoir trouvé, mais comme on dit au Lac-Saint-Jean, lieu d’origine et de rencontre de mes gènes, «c’est plus facile à dire qu’à faire!».

Suite à la lecture de Presence, j’ai cherché à trouver des praticiens qui auraient exploré des façons d’appliquer ce qui est décrit dans le livre. Cette période est décrite en partie dans ce billet: Le parcours en U: une voie vers le changement et l’innovation.

Je travaillais encore surtout avec ma tête, mais le centre de gravité commençait à se diriger vers le ventre. C’était un peu bizarre comme sensation! Le p’tit vite (certains parleront de p’tit crisse) commençait à découvrir autre chose.

5. Février 2007: début de l’émergence, rencontre avec Isabelle Mahy

Alors que je cherchais des références sur le Processus en U (je l’appelle comme ça en français maintenant), j’ai vu qu’une prof de l’UQAM, Isabelle Mahy, semblait s’intéresser au changement émergeant et à la présence. C’est au même moment que j’ai découvert l’existence du Shambhala Institute for Authentic Leadership. Isabelle avait déjà participé à leur Programme d’été et je sentais que ce serait intéressant pour moi d’y participer (mais j’avais peur que ce soit une patente pour des madames nu-pieds qui dansent en parlant de leur progression spirituelle!).

J’ai écrit à Isabelle et nous avons convenu de nous rencontrer à Montréal quelques jours plus tard. Il semblait bien que peu de gens au Québec s’intéressaient au processus en U! Nous avons passé quelques heures ensemble, elle m’a convaincu d’aller à Shambhala et de mettre de côté mes préjugés. Nous avons aussi convenu de nous revoir.

À partir de ce moment, je savais au moins que je n’étais pas seul à m’intéresser au Processus en U! Le focus commençait à se faire un peu. Cette rencontre marque la fin de l’étape de divergence (section gauche du schéma) et l’entrée dans la zone d’émergence. Je ne savais pas du tout ce qu’il y avait devant, mais je sentais que j’avançais dans la bonne direction. Il sera intéressant de remarquer plus tard comment Isabelle réapparaitra, elle aussi, en fin de parcours!

6. Avril 2007. un projet avec Zengo

Avant de quitter Opossum, j’avais partagé mon bureau avec Michaël pendant trois mois (il démarrait alors Zengo). Nous avions vraiment eu beaucoup de plaisir à partager un espace de travail et avions exprimé le souhait de travailler ensemble un jour. En mars 2007, il m’a invité à animer avec lui une présentation traitant des outils de collaboration.

Encore une fois, j’avais ressenti beaucoup de plaisir à partager un espace professionnel avec lui et, quelques jours après la présentation, un projet m’est venu en tête! J’en ai parlé à Michaël et nous avons convenu que j’irais travailler avec lui chez Zengo à partir du premier mai! Quelques jours avant de débuter, j’ai senti que ce n’était pas ça, que je précipitais les choses et que ça pourrait mal se terminer. Exit le projet! Heureusement, ça s’est fini par un «Pas pires amis!» et Michaël et moi sommes encore amis aujourd’hui! J’ai parlé du projet avorté dans le billet Exister, grandir et durer dans la société de l’information.

7. Juin 2007: Shambhala

Each June the Authentic Leadership Summer Institute brings together people and practices at the leading edge of organizational and social innovation. Here you will gain the practical skills and understanding needed to be more effective in the midst of high complexity, high pressure, and high stakes. Your guides will be internationally recognized and respected leaders working at the edge of emerging new fields.

This five-day institute will take you on an integrated journey of deep learning and lasting impact. You will leave with new insights and awareness, strategic relationships, and the tools and practices needed to shift yourself and your organization into more robust levels of integration, collaboration, and performance.

L’objectif que j’avais formulé la première journée: Open and Transform. J’en avais grand besoin! J’étais tiraillé entre mon passé de scientifique, recherchant l’objectivité et l’appel que je sentais venant des méthodes émergentes et non linéaires. Mon passage au Summer Institute en 2007 m’a permis de m’initier à la méthodologie du Change Lab et de découvrir une communauté de gens exceptionnels. Je m’y sentais toutefois comme un explorateur encore à la recherche d’un projet et d’outils.

C’est au retour de Shambhala que mon centre de gravité s’est déplacé de la tête vers le ventre: j’avais maintenant la ferme volonté de plonger et de découvrir comment j’allais faire émerger un projet à partir de ce que je ressentais comme étant ma «place».

8. Automne 2007: le désir de collaboration avec Philippe se clarifie.

Depuis mon départ d’Opossum, Philippe Dancause et moi nous étions rencontrés quelques fois, pour un lunch. La fréquence de ces rencontres s’est toutefois accélérée à l’automne 2007. De mon côté, je sentais le projet commencer à prendre forme et je pense que nous ressentions tous les deux le désir de travailler ensemble. Finalement, en novembre, je crois, nous sommes venus au constat que «nous ne pouvions pas faire l’économie de ne pas travailler ensemble». Hum! Une double négation qui donne naissance à une nouvelle entreprise, c’est bon signe? Dans les semaines qui suivent, nous nous rencontrons à nouveau afin de voir comment nous pourrions faire quelque chose ensemble. C’est là que tout commence à se mettre en place et que Grisvert commence à émerger (j’avais déjà trouvé le nom… je raconterai l’histoire une autre fois). Ceci marque la fin de la phase d’émergence (partie centrale du schéma) et le début de la convergence (partie à la droite du schéma) qui mènera au projet tel qu’il est aujourd’hui.

9. Janvier 2008. Grisvert v.1.

Durant les derniers mois de 2007, je sentais que les gens à qui je parlais de ce vers quoi je me dirigeais ne comprenaient pas trop. Bon, ils étaient probablement polis et m’encourageaient, mais je savais que je n’y étais pas encore! Pendant le congé de Noël, je me suis mis à en parler sous l’angle du développement durable et là, les gens allumaient! C’est ainsi qu’est née la première version du «pitch» Grisvert: accompagnement pour la conception et la réalisation de projets de développement durable. Le projet était d’utiliser le Change Lab (décrit ici), que je renommais Laboratoire du développement durable afin de faire émerger des projets ayant du sens. Les gens à qui j’en parlais comprenaient et plusieurs étaient assez emballés par le projet.

De mon côté, j’ai rapidement trouvé que c’était un peu trop réducteur. Ma vision du développement durable se transformait alors rapidement et j’étais de plus en plus convaincu qu’il serait beaucoup plus intéressant de prendre un angle dans lequel le développement durable ne serait pas nommé, mais qui permettrait d’aller encore plus loin que ce concept qui commence à s’essouffler. Pour une réflexion récente sur le sujet du développement durable, voir ce texte: Conversation et conservation.

C’est aussi en janvier que le modèle de partenariat Grisvert /Groupe Dancause commence à se clarifier. Nous faisons une proposition en commun à une assez grosse entreprise manufacturière pour une retraite d’innovation de 3 jours très originale (un processus en U!). L’offre est reçue avec enthousiasme, mais les ventes du dernier trimestre ne sont pas bonnes et la décision est reportée. Nous sommes plus chers que les concurrents, mais ils disent préférer de loin notre approche. Ça nous donne un boost de confiance! Et il est encore possible que l’on anime cette retraite l’automne prochain… si leurs ventes remontent ;-)

C’est en février que je parle de Grisvert pour la première fois sur mon blogue.

10. Avril 2008. Grisvert v.2.

Je fais le design et l’animation d’un processus en U avec une thématique de développement durable. Le résultat est intéressant, mais je sens que le client aurait peut-être préféré se faire donner une solution par un expert! Même si c’est l’équipe formée d’employés qui a imaginé le projet — qu’un expert en développement durable a d’ailleurs qualifié de génial — je ne suis pas certain qu’ils réalisent qu’ils ont vraiment monté un projet pertinent et éclairé comme il s’en fait peu dans leur domaine. J’apprends beaucoup et je suis fier du résultat, mais je ferai les choses différemment la prochaine fois dans un mandat de ce genre.

C’est au même moment que Philippe se met à me parler que dans le fond, au-delà du développement durable, c’est la résolution de problèmes complexes qui devrait être l’orientation prise par Grisvert. On en vient à la version 2 du «pitch»: accompagnement pour la résolution de problématiques complexes. On se rapprochait du but, mais ce n’était pas encore ça!

11. Juin 2008. Shambhala

Au début du printemps, j’avais suggéré à Philippe de nous inscrire à une petite formation sur le Processus en U donnée en Ontario par le père du modèle, Otto Scharmer. Philippe est intéressé, mais il me dit que l’on serait peut-être mieux d’aller à Shambhala, que ce que je lui en avais dit l’an dernier avait piqué sa curiosité. C’est bon, on s’inscrit! Philippe vivra le Change Lab — la méthodologie issue du processus en U — avec Adam Kahane (c’est ce que j’avais fait en 2007) et moi, j’irai tâter du côté de l’Art of Hosting avec Toke, Monica et Chris.

C’est assurément la meilleure décision que nous avons prise jusqu’à maintenant! Dès le deuxième soir de notre semaine à Halifax, je dis à Philippe «T’es conscient que t’es dans le trouble, là? Comment tu vas pouvoir concilier ça avec ta pratique actuelle?» Et durant les 7 jours de notre voyage — qui était aussi pour nous le «road trip» fondateur de Grisvert — nous avons scellé notre amitié et cheminé dans la vision et la clarification du projet Grisvert. À notre retour, tout était clair: nos rôles, la complémentarité Dancause/Grisvert, le modèle d’affaires et tralala! Voilà, le cycle était sur le point de se terminer.

C’est aussi à Shambhala que Philippe a commencé à bloguer: Faire autrement, voir autrement.

Avant le départ, j’avais établi mon objectif: développer ma capacité à travailler à coeur ouvert. C’est expliqué et détaillé ici: Les trois aspects de ma pratique. Je peux aujourd’hui dire que l’objectif a été totalement atteint. De plus, j’ai pu sentir un changement majeur par rapport à mon expérience vécue à Shambhala la première fois. Alors qu’en 2007 je m’y sentais comme un «explorateur», cette année, j’étais définitivement un praticien! Et la profondeur des liens qui s’y sont tissés avec d’autres praticiens en témoigne. Un aperçu de ces liens se trouve ici: Balance et Thoughts for my friends from Shambhala. Mon centre de gravité se déplace alors au niveau du coeur.

12. Les 24 heures du Col@b

En mai dernier, je reçois une invitation de la part d’Isabelle Mahy pour participer à un colloque qui marquera le lancement d’un nouveau groupe de recherche qui s’intéresse au changement émergeant et non linéaire, le Quatrième oeil. On m’y invite à titre de praticien qui utilise une démarche non linéaire. Évidemment, j’accepte l’invitation!

Ce colloque a eu lieu la semaine dernière, à Val-David, chez Paul, un prof de l’UQAM. Quel beau moment! Huit personnes (profs, étudiants et praticiens) qui sont prêtes à passer à l’action et qui ont une volonté de participer à un vent de changement. La complémentarité de nos expériences et la convergence de nos constats et de nos volontés avaient un effet extrêmement rafraichissant. Ce n’était pas juste du pelletage de nuages, mais bien l’amorce de projets et d’actions concrètes. La rencontre de ces gens — qui sont maintenant des amis — a marqué la fin de la période de convergence. Grisvert est maintenant prêt à naître et je n’ai plus aucun doute sur la pertinence et l’utilité de ce projet.

Quelques-unes des photos de notre récolte se trouvent sur Flickr. Il y avait des roches en quantité et j’ai trouvé en Paul un nouvel adepte de l’équilibrage de roches. Annie est devenue ma professeure de jonglerie. Merci Isabelle pour cette belle invitation (je vous avais bien dit qu’elle reviendrait à la fin de l’histoire!). La complémentarité de nos expériences et approches d’animation a donné un résultat vraiment très intéressant.

Merci aussi à Paul pour son accueil et à Catherine, Mario et Pierre pour leur amitié. Enfin, merci à Manon, notre troisième oeil!

À mon retour à Québec, je passais chercher Dave Pollard qui animait une discussion à l’Université Laval et que j‘avais invité à venir souper à la maison avant de prendre l’avion pour Toronto. Je vous avais bien dit qu’il reviendrait lui aussi à la fin de l’histoire! Nous n’avons passé que quelques heures ensemble, mais la discussion fut très intéressante et le contact est maintenant établi. Nous referons assurément quelques bouts de chemin ensemble dans le futur!

Mon centre de gravité réside maintenant la plupart du temps au niveau du coeur, mais je sais que je peux le déplacer vers le ventre (volonté) ou vers la tête rapidement et sécuritairement.

13. Le projet

Voilà! C’est la fin d’un cycle.

Grisvert. Design et animation d’espaces et de processus de collaboration.

On part ça demain. Je vous reparle plus en détail du modèle et de ce (et surtout ceux et celles) qui l’entoure très bientôt. Et on a déjà de belles pistes de mandats.

Je ferme ce soir le cycle qui a conduit au projet Grisvert en écoutant Martin Léon (Ah!Ah! C’était notre artiste québécois favori à Clément et moi du temps d’Opossum, drôle de hasard), une main tendue vers l’avant, l’autre tournée vers le haut, dans cette posture de Yoga que l’on appelle le «no fear»:

Donner et recevoir également, c’est ne pas avoir peur! (je l’aime mieux en anglais. Giving and receiving equally, that’s no fear!)

9 réflexions au sujet de « Grisvert: naissance d’un projet »

  1. Comment ça tu viens pas travailler avec nous? Me semblait aussi que c’était long avant de rentrer au bureau pour ta première journée… J’ai déjà acheté ta chaise batince! ;)

    Je n’ai pas besoin de te souhaiter bonne chance. Comme le disait ton prof au primaire « De la retenue! » et tout ira bien…

    Et travailler ensemble ne signifie pas nécessairement recevoir un chèque de paie de la même entreprise. Le Québec est trop petit pour penser qu’au n’aura pas la chance de se recroiser professionnellement.

    Pour le reste, j’ai hâte à ton 5 à 7 d’empilage de roches.

  2. Merci pour le recit, Jean-Sebastien,

    C’est fort bien ecrit et tu nous tiens en haleine de bout en bout.

    Pour info, j’ai eu l’adresse de ton blogue de la part de Chris Corrigan. A good AoH guy!

    Bon courage et bonne chance!

    Gilles

  3. Bonjour
    Quel plaisir et quelle surprise de lire ton parcours qui ressemble étrangement aux nôtres .( Mire-ô B tremblay et moi)
    Depuis quelques années avec la découverte aussi de PRESENCE puis d’une particiation à un lab de formation avec Otto Scharmer à Boston.Un projet de film sur Adam Khane ou nous nous sommes sans doûtes croisés à SHAMBALA en 2007.
    Et puis toujours sur ces chemins de l’innovation :
    des enseignements à l’UQAR en psychosiologie des méthodologies collaboratives dont le U process et la systémique
    et
    des réalisations de projets en médias documentaire au sein de KONDOLOLE. COM .
    Si le coeur t’en dis j’aimerais
    bien pouvoir te parler afin d’explorer des avenues francophone et québécoise de recadred ce projet médias que je porte depuis quelques années au sujet de l’urgence d’aborder par de nouveaux chemins nôtre futur commun.
    AU plaisir
    Ernest Godin

  4. Bonjour Ernest. Tu te souviens, on a fait ensemble un «dialogue silencieux» à Shambhala?

    Je t’appelle lundi matin. Ciao!

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