Dans deux semaines, je serai à l’école d’été du Shambhala Institute for Authentic Leadership. J’y étais l’an dernier pour me former aux méthodologies en lien avec la théorie du U-Process (un module presque semblable est offert cette année). Cette année, je passerai une semaine avec Chris, Toke et Monica, les animateurs du module The Art of Hosting and Harvesting: From Strategic Conversation to Wise Action and Systemic Change.
J’ai vraiment hâte! C’est la dernière étape avant de démarrer à fond avec le projet Grisvert. En plus, j’y vais avec Philippe, un de mes associés dans Grisvert (il est inscrit au module sur le U-Process). Nous voyons un peu le voyage comme un «road trip» qui marquera la naissance de Grisvert. Ça promet d’être très intéressant.
Hier, Chris, Toke et Monica nous ont fait parvenir quelques questions:
- Why have you chosen the invitation to this Art of hosting and harvesting module?
- What are your 2 most burning questions about your own practice of Hosting and harvesting conversations that matter?
- What are the next strategic or important conversations you are planning to host after this training? Or, what’s the new systemic project you intend to initiate.
Pour y réfléchir, je suis allé courir quelques kilomètres (un super trajet qui me fait traverser deux boisés urbains et descendre sur le bord du fleuve… vraiment génial. J’ai entendu un Passerin indigo en bonus!). J’étais presque revenu à la maison et j’essayais de voir comment trouver un fil conducteur qui relierait les trois aspects de ma pratique (naturaliste, facilitateur et généraliste créatif) et là j’ai eu un flash! J’ai vu comment ils se superposaient sur le U-Process (ben oui, encore le foutu U!). J’ai aussi compris ce sur quoi j’ai à travailler pour atteindre la qualité d’intervention que je souhaite obtenir.
Pour m’y retrouver, j’ai placé ça sur un schéma (version PDF). Je pourrais expliquer un peu plus en détail, mais il est tard et je pars pour trois jours de pêche familiale demain alors je vais dormir. Au moins, j’ai terminé le troisième tome de Millenium hier alors je vais pouvoir m’endormir à une heure raisonnable… ce qui n’est pas arrivé depuis trois semaines!

4 commentaires
C’est très intéressant tout cela. J’ai hâte d’en parler avec toi autour d’un bbq à ton retour de Shambhala.
a+
JS-
Est-il possible de franchir ce niveau de conscience dans son propre cheminement personnel sans faire un lien, dans la présente situation, avec le contexte lui-même de la facilitation : le groupe.
À mon sens, le défi relatif à la notion de cœur ouvert dans un processus de groupe réside dans le fait qu’il est effroyablement difficile d’être le seul dans un contexte de facilitation à avoir le cœur ouvert.
Donc, non seulement comme facilitateur il faut réussir à « être ouvert » mais aussi, pour compléter le cercle, il faut provoquer l’ouverture des cœurs chez les autres… Ça, c’est aussi mon défi. Créer le contexte….
P.-S. J’ai aussi hâte de me libérer de Millénium ;-)
Je suis contente d’avoir la chance d’être «contaminée» par tes réflexions et ta démarche, mon amour. Ça me nourrit aussi.
@Philippe
Je suis d’accord avec toi que le travail à «cœur ouvert» doit se faire en groupe. Et là, il y a plusieurs défis! Créer le contexte, oui, mais aussi inviter le groupe à s’engager dans la démarche et amener les participants à mettre de côté leur «voix du cynisme»… voix qui est si fréquente dans les milieux d’affaires dans lesquels nous baignons au quotidien. Je pense que nous allons trouver inspiration et réponses auprès des gens que nous allons côtoyer dans quelques jours à Shambhala.
One Trackback
[...] développer ma capacité à travailler à coeur ouvert. C’est expliqué et détaillé ici: Les trois aspects de ma pratique. Je peux aujourd’hui dire que l’objectif a été totalement atteint. De plus, [...]