Dans son billet hebdomadaire, David Suzuki lance un message aux leaders de la planète: Leaders need a serious reality check. Sa conclusion:
Talk won’t solve global warming. Wishful thinking, or « aspirational » targets won’t stop global warming. Happy educational programs won’t solve global warming. Targets and timelines for substantially reducing greenhouse gas emissions, a carbon-pricing mechanism, protecting our natural carbon sinks and a massive ramp-up of research and development in renewable energy and efficiency, all brought together at an international scale, can. Until that happens, we’re just living in the Twilight Zone.
Plus facile à dire qu’à faire! Vous en connaissez des leaders (politiciens, entrepreneurs et autres) qui, en matière de développement durable, ont l’ouverture, les connaissances et les habiletés pour se poser des questions, en discuter, proposer, agir et ne pas avoir peur de faire fausse route? Des leaders qui n’ont pas peur de se remettre en question, d’en parler ouvertement et de grandir au contact de ceux qui pensent autrement.
En politique, je n’en connais pas encore. Des entrepreneurs, il y en a qui commencent à défricher des chemins prometteurs (par exemple, on en trouve chez Nau et Interface).
Qu’est-ce qui leur manque, ces leaders, pour qu’ils osent passer réellement à l’action? La réponse n’est assurément pas simple. Une piste de réponse se trouve peut-être dans ces paroles de Bill O’Brien, ancien PDG de Hanover Insurance Company:
“The success of an intervention depends on the interior condition of the intervenor.” (Le succès d’une intervention dépend de la condition intérieure de l’intervenant)
La condition intérieure de l’intervenant. Nous demandons aux leaders de nous promettre des résultats et de nous décrire comment ils s’y prendront pour y parvenir. Et si on leur demandait de nous parler de leur condition intérieure? Qui êtes-vous? Qu’est-ce qui motive vos actions? Qu’est-ce qui vous nourrit?
J’ai l’impression que l’on aurait des surprises!
