Si t’aimes la nature, ça te prend un char!

Papa et fiston lavent l’auto au retour d’un camping.Avant l’arrivée des enfants, Sophie et moi roulions environ 40 000 km par an. La majorité de ces kilomètres étaient parcourus pour aller en ski, en vélo de montagne ou encore pour découvrir les plus beaux sommets de la Nouvelle-Angleterre. Avec la venue des enfants, nous en roulons pas mal moins, mais ce n’est que partie remise puisque plus ils vieillissent, plus nos escapades dans la nature se multiplient. Même si nous cherchons les coins de paradis près de Québec (et sommes témoins de l’épidémie de roulottes et de VR) et que nous fréquentons souvent les parcs urbains pour garder contact avec la nature, nous avons toujours la nostalgie de nos «spots» favoris dans le Maine (Kathadin, Bigelows, Popham Beach…) et le New Hampshire (Crawford Notch, Franconia…).

Mais nous sommes bien conscients que quelque chose cloche là-dedans. Pourquoi faut-il un char pour profiter de la nature? Pourquoi notre amour du plein air fait-il en sorte que nous roulons beaucoup plus que si nous restions en ville toutes les fins de semaine? Pourrait-on faire autrement, changer nos habitudes, faire du plein air en ville? Nous n’avons pas de réponse miracle à donner à ces questions! C’est pourquoi je lirai avec intérêt la série de trois textes qui s’amorce cette semaine sur The Cleanest Line, le blogue des employés de Patagonia: Getting There: A Journey Toward Greener Driving. Ils se posent pas mal les mêmes questions que nous… j’ai hâte de lire leurs réflexions. Voici un extrait:

We profess ourselves to be environmentalists and outdoor enthusiasts, but these two activities sure do come into conflict when you consider that most of them involve a hell of a lot of driving. There is no light rail system to my favorite crag, how about yours?

2 commentaires

  1. Publié le 1 novembre 2007 à 22:42 | Permalien

    Si tes seuls déplacements en voiture sont, 2 fois par mois, de te rendre quelquepart (à plusieurs de surcroît), je pense que c’est très raisonnable. Si tout le monde rationnalisait ainsi ses transports, nous polluerions quand même, mais de manière beaucoup plus raisonnable, peut-être même acceptable…

    Si en plus tu choisis une voiture qui limite les dégâts, qu’elle est louée (réduisant ainsi les dégâts environnementaux reliés à la production d’une voiture/personne)… alors je pense que tu peux profiter du plein-air sans culpabilité!

  2. Jean-Sébastien
    Publié le 1 novembre 2007 à 23:00 | Permalien

    Ce que tu décris est une option que nous avons évaluée… et que nous concrétiserons probablement d’ici quelques années. Mais avec deux jeunes enfants (1 et 4 ans), le geste de se débarasser de l’auto n’est pas si facile que ça! Ça se fait, c’est certain, et on l’a presque fait l’été dernier, mais on n’a pas été «game»! Comme la garderie est à quelques centaines de mètres de la maison et que l’on n’utilise pas l’auto pour le travail, elle sert surtout pour les activités de fin de semaine et les courses.

    Je te dirais que ce n’est pas tant le sentiment de culpabilité que le fait que l’auto est presque indispensable pour la pratique de plusieurs activités de plein-air qui me dérange. Il y a certes des groupes qui se forment et qui favorisent le co-voiturage (genre bougex.com) mais je n’ai pas connaissance d’initiative de transport en commun pour se rendre sur des sites de plein air. Mais là, ça amène d’autres questions du genre «est-ce que j’ai envie d’aller dans le bois avec un autobus plein de monde?».