Exister, grandir et durer dans la société de l’information

Le printemps dernier, j’ai proposé à des amis de développer au sein de leur entreprise un concept qui, je le crois encore même si l’idée a progressé depuis, est une voie vers un développement durable. Mon concept s’articulait autour de services d’accompagnement et de facilitation qui permettent d’aider les organisations à d’abord exister dans la société de l’information pour ensuite y grandir et finalement s’engager dans une démarche de durabilité. Les copains étaient d’accord pour essayer, mais c’est moi qui ai décidé d’attendre avant d’aller de l’avant. Le concept a beaucoup évolué depuis et je discute maintenant avec d’autres gens pour évaluer la possibilité d’y associer une offre de services intéressante et pertinente.

Si j’en parle ce matin, c’est que Seth Godin, un gourou du marketing, évoque un peu le même concept sur son blogue. Voici ce qu’il écrit en parlant de sa poissonnerie favorite qui affiche maintenant des informations assez complètes sur la provenance des produits et l’impact de leur récolte:

Sea Scallops A different technique is starting to gain traction, though. Working to reveal instead of conceal. My fish monger in Grand Central has started placing signs in front of each fish. They describe exactly where the fish came from, whether it’s healthy and how endangered it is. You’ll never see fine print saying « previously frozen. » They don’t have any fine print. The first few times you visit the stand, it’s actually off putting. It takes the romance and pleasure out of buying the fish, because you realize that there’s a cost to it. The meat guy across the way doesn’t have pictures of cows being slaughtered, does he?

But after a while, because the information is out there, because smart fish buyers already know some fish is endangered, the signs give you power. They allow you to make smart choices. They send a message to the customer about the honesty and intent of the seller. They build trust.

Once you embrace the idea of revealing as much as you can (consider Amazon’s policy of selling the cheaper used copies right next to the new ones, as well as featuring ads from competitors on the same page) it’s a lot easier to live and thrive online. (source: Conceal vs. Reveal)

Travailler à révéler plutôt qu’à dissimuler: c’est ce que l’on apprend quand on se met à exister dans la société de l’information. Et c’est ensuite que l’on peut commencer à y grandir et, peut-être, développer la conscience et l’ouverture nécessaires pour s’engager dans une démarche qui permettra de durer.

1 commentaire

  1. Philippe Dancause
    Publié le 19 novembre 2007 à 12:45 | Permalien

    Concilier l’acte d’ouverture (ou de « révélation ») et le politique, là est le défi! Pour toute organisation qui s’inscrit dans un tissu socio-politique dépassant la simple transaction de biens avec des consommateurs, cette ouverture est lourde de sens et d’implications. Un beau sujet de discussion! ;-)