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	<title>Commentaires sur : À quand la fin des gadgets?</title>
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	<description>Carnet d'observations de Jean-Sébastien Bouchard</description>
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		<title>Par : Jean-Sébastien</title>
		<link>http://www.jsbouchard.com/2007/07/a-quand-la-fin-des-gadgets/comment-page-1/#comment-747</link>
		<dc:creator>Jean-Sébastien</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jul 2007 02:32:02 +0000</pubDate>
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		<description>Merci pour vos commentaires les gars. Quelques réactions en vrac:&lt;br /&gt;
- Mario, quand tu parles de la place de la technologie dans ta famille, c&#039;est d&#039;une communauté d&#039;abord liée physiquement dont tu fais allusion. La technologie n&#039;a pas été le catalyseur de la construction des liens mais joue plutôt un rôle de facilitation et d&#039;amplification. C&#039;est justement ce dont je te parlais l&#039;autre jour quand tu es passé prendre une bière à la maison: quand des liens physiques ont été créés, que des dialogues émotifs, yeux dans les yeux, ont eu lieu, c&#039;est là que la techno peut jouer un grand rôle. Quand on ne navigue que dans le virtuel, les liens sont, je crois, plus ténus, moins authentiques.&lt;br /&gt;
- Il y a une dimension à laquelle vous ne faites pas allusion: l&#039;impact environnemental de l&#039;existence et de l&#039;usage des outils technologiques. Ils sont faits de plastique et d&#039;autres matières issues de la chimie et de la pétrochimie industrielles et de l&#039;exploitation minière. Rien de renouvelable et rien de facilement recyclable (du moins aujourd&#039;hui). En plus, la consommation d&#039;énergie de nos communautés virtuelles et des jouets technologiques est de plus en plus grande. Nous vivons encore dans un monde où le pétrole est disponible en grande quantité et à un coût relativement faible. Mais personne ne peut nous prouver hors de tout doute raisonnable que ce sera vrai pour encore longtemps. Et si un choc pétrolier ou monétaire devait survenir dans un futur pas si lointain et que l&#039;on a investi énormément dans des communautés virtuelles au détriment de celles de proximité, on aura l&#039;air de quoi? Voilà une raison qui à elle seule permet selon moi de justifier que l&#039;on mise en priorité sur des communautés «réelles» saines et bien développées et que la technologie vienne en support à ces communautés (pour les connecter entre-elles, pour augmenter leur cohésion, pour faciliter l&#039;apprentissage et le transfert de connaissance, etc.).&lt;br /&gt;
- François, merci pour l&#039;image du marteau... je la garde en tête pour mieux comprendre les usages que mon «grand» de 4 ans fait du web (ces temps-ci, c&#039;est surtout regarder des jeep dans la bouette et des courses de rallye sur youtube mais ça évolue rapidement!).&lt;/p&gt;
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour vos commentaires les gars. Quelques réactions en vrac:<br />
- Mario, quand tu parles de la place de la technologie dans ta famille, c&#8217;est d&#8217;une communauté d&#8217;abord liée physiquement dont tu fais allusion. La technologie n&#8217;a pas été le catalyseur de la construction des liens mais joue plutôt un rôle de facilitation et d&#8217;amplification. C&#8217;est justement ce dont je te parlais l&#8217;autre jour quand tu es passé prendre une bière à la maison: quand des liens physiques ont été créés, que des dialogues émotifs, yeux dans les yeux, ont eu lieu, c&#8217;est là que la techno peut jouer un grand rôle. Quand on ne navigue que dans le virtuel, les liens sont, je crois, plus ténus, moins authentiques.<br />
- Il y a une dimension à laquelle vous ne faites pas allusion: l&#8217;impact environnemental de l&#8217;existence et de l&#8217;usage des outils technologiques. Ils sont faits de plastique et d&#8217;autres matières issues de la chimie et de la pétrochimie industrielles et de l&#8217;exploitation minière. Rien de renouvelable et rien de facilement recyclable (du moins aujourd&#8217;hui). En plus, la consommation d&#8217;énergie de nos communautés virtuelles et des jouets technologiques est de plus en plus grande. Nous vivons encore dans un monde où le pétrole est disponible en grande quantité et à un coût relativement faible. Mais personne ne peut nous prouver hors de tout doute raisonnable que ce sera vrai pour encore longtemps. Et si un choc pétrolier ou monétaire devait survenir dans un futur pas si lointain et que l&#8217;on a investi énormément dans des communautés virtuelles au détriment de celles de proximité, on aura l&#8217;air de quoi? Voilà une raison qui à elle seule permet selon moi de justifier que l&#8217;on mise en priorité sur des communautés «réelles» saines et bien développées et que la technologie vienne en support à ces communautés (pour les connecter entre-elles, pour augmenter leur cohésion, pour faciliter l&#8217;apprentissage et le transfert de connaissance, etc.).<br />
- François, merci pour l&#8217;image du marteau&#8230; je la garde en tête pour mieux comprendre les usages que mon «grand» de 4 ans fait du web (ces temps-ci, c&#8217;est surtout regarder des jeep dans la bouette et des courses de rallye sur youtube mais ça évolue rapidement!).</p>
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		<title>Par : François Guité</title>
		<link>http://www.jsbouchard.com/2007/07/a-quand-la-fin-des-gadgets/comment-page-1/#comment-743</link>
		<dc:creator>François Guité</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jul 2007 16:51:55 +0000</pubDate>
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		<description>Excellent billet, Jean-Sébastien, qui soulève une problématique fondamentale. J&#039;avais été séduit, moi aussi, par le billet de Pollard. Le commentaire de Mario est aussi très intéressant, en ce qu&#039;il fait valoir la multitude des fonctions associées aux TIC et de leur utilité en fonction des besoins de chacun.

J&#039;aimerais cependant reprendre la dernière phrase de Mario qui me semble incomplète. En ce qui me concerne, on ne peut pas dissocier l&#039;effet de la cause, ou la conséquence de l&#039;objet. À mon avis, il faut plutôt dire que « le problème EST dans le gadget, ET dans l’utilisation qu’on en fait. » D’un point de vue ontologique, sans l&#039;objet il n&#039;y aurait pas d&#039;effet. Cet argument de dissociation de l&#039;objet et de son utilisation est constamment repris par les défenseurs des armes à feu. Le raisonnement vaut pour un tas de choses qui représentent un danger : les drogues, l&#039;automobile, les loteries, etc.

Mais ce n&#039;est pas tout. Il faut considérer au moins un autre élément : l&#039;accessibilité à l&#039;objet. Un marteau, par exemple, n&#039;est pas un objet particulièrement dangereux; on en trouve dans toutes les maisons. Mais on ne songerait pas à le laisser entre les mains d&#039;un bambin. Peut-on imaginer une garderie où on laisserait trainer des marteaux partout?

Or, la plupart des outils et services sur le Web sont accessibles quasiment sans discrimination. Par conséquent, je dirais que &quot;le problème est dans l&#039;OBJET, son ACCESSIBILITÉ et son UTILISATION.&quot; Et je passe par-dessus les problèmes associés à l&#039;utilisateur. Il faut vraiment une bonne dose d&#039;éducation pour composer avec tout cela.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Excellent billet, Jean-Sébastien, qui soulève une problématique fondamentale. J&#8217;avais été séduit, moi aussi, par le billet de Pollard. Le commentaire de Mario est aussi très intéressant, en ce qu&#8217;il fait valoir la multitude des fonctions associées aux TIC et de leur utilité en fonction des besoins de chacun.</p>
<p>J&#8217;aimerais cependant reprendre la dernière phrase de Mario qui me semble incomplète. En ce qui me concerne, on ne peut pas dissocier l&#8217;effet de la cause, ou la conséquence de l&#8217;objet. À mon avis, il faut plutôt dire que « le problème EST dans le gadget, ET dans l’utilisation qu’on en fait. » D’un point de vue ontologique, sans l&#8217;objet il n&#8217;y aurait pas d&#8217;effet. Cet argument de dissociation de l&#8217;objet et de son utilisation est constamment repris par les défenseurs des armes à feu. Le raisonnement vaut pour un tas de choses qui représentent un danger : les drogues, l&#8217;automobile, les loteries, etc.</p>
<p>Mais ce n&#8217;est pas tout. Il faut considérer au moins un autre élément : l&#8217;accessibilité à l&#8217;objet. Un marteau, par exemple, n&#8217;est pas un objet particulièrement dangereux; on en trouve dans toutes les maisons. Mais on ne songerait pas à le laisser entre les mains d&#8217;un bambin. Peut-on imaginer une garderie où on laisserait trainer des marteaux partout?</p>
<p>Or, la plupart des outils et services sur le Web sont accessibles quasiment sans discrimination. Par conséquent, je dirais que &laquo;&nbsp;le problème est dans l&#8217;OBJET, son ACCESSIBILITÉ et son UTILISATION.&nbsp;&raquo; Et je passe par-dessus les problèmes associés à l&#8217;utilisateur. Il faut vraiment une bonne dose d&#8217;éducation pour composer avec tout cela.</p>
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	<item>
		<title>Par : Mario Asselin</title>
		<link>http://www.jsbouchard.com/2007/07/a-quand-la-fin-des-gadgets/comment-page-1/#comment-732</link>
		<dc:creator>Mario Asselin</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jul 2007 19:56:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jsbouchard.com/2007/07/a-quand-la-fin-des-gadgets/#comment-732</guid>
		<description>Ces arguments doivent faire partie des discussions sur les nouveaux usages des technologies. Les outils (car tout cela n&#039;est que «moyen») doivent être au service des fins et je demeure fasciné par la rapidité avec laquelle on peut être perçu comme un «technophile» en étant simple usager de la dite «quincaillerie». Redoublons d&#039;ardeur pour montrer que les rapports humains peuvent être aussi bons (voir meilleurs) au contact des nouveaux usages. Les jeunes étant attirés (leur condition de «natifs du numérique» favorisant cela, je le maintiens), nous devons aller sur le terrain des usages pour favoriser l&#039;équilibre et jouer notre rôle d&#039;éducateurs. Mais bon... 

Une phrase de cet excellent billet de Pollard me titille quand même un peu: «The glue that holds natural communities together is physical and emotional, not virtual or intellectual.» Les émotions nous rapprochent c&#039;est certain. Pour ce qui est du physique, ça prend pas un bac pour le découvrir... Du même souffle, ces deux dimensions peuvent aussi nous jouer de vilain tour si l&#039;éclairage du rationnel, de l&#039;intellectuel ne viennent pas tamporiser un peu nos ardeurs. Les guerres et les conflits participent aussi du physique et des émotions et on ne peut pas parler d&#039;exception quand on regarde l&#039;histoire de nos civilisations. Pourquoi vouloir exclure les dimensions intellectuelles (mieux connues) et virtuelles (moins bien connues) «du ciment» («glue») qui unie les gens? 

«La technologie elle-même ne nous mènera jamais là où nous voulons aller», certes, mais elle peut servir à former des communautés plus liées, plus riches et plus ouvertes. 

J&#039;aime bien les soupers de famille avec mes trois garçons et ma conjointe. Mais à l&#039;âge qu&#039;ont mes plus vieux (passé la vingtaine), je ne peux compter exclusivement sur les calins et le regard dans les yeux pour entretenir la flamme. Je découvre à chaque jour de nouveaux moyens. Le courriel m&#039;a procuré de grandes émotions l&#039;an dernier quand un était en Australie et l&#039;autre à San Diego. Même s&#039;ils sont tous les deux dans la région cet été, nous nous découvrons sous certaines dimensions par Facebook. «Tu as lu ce livre-là toi?», «Comment tu fais pour aimer ce groupe-là?», «Tu es revenu de bonne heure du baseball, tu as changé ton «status» à 10 h30...», etc.

On s&#039;amuse aussi avec des balades en vélo, des parties de «Scategories», des jasettes au téléphone, des rondes de golf, tous assis devant un lac à regarder un coucher de soleil et j&#039;en passe...

Je voulais juste dire que les jouets et les gadgets (Polard écrit «toys» à la fin de son billet) ça m&#039;a permis d&#039;avoir beaucoup de plaisir avec ma p&#039;tite gang et je ne voudrais pas d&#039;un monde où il n&#039;y en aurait plus! 

Le problème n&#039;est pas dans le gadget, il est dans l&#039;utilisation qu&#039;on en fait...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ces arguments doivent faire partie des discussions sur les nouveaux usages des technologies. Les outils (car tout cela n&#8217;est que «moyen») doivent être au service des fins et je demeure fasciné par la rapidité avec laquelle on peut être perçu comme un «technophile» en étant simple usager de la dite «quincaillerie». Redoublons d&#8217;ardeur pour montrer que les rapports humains peuvent être aussi bons (voir meilleurs) au contact des nouveaux usages. Les jeunes étant attirés (leur condition de «natifs du numérique» favorisant cela, je le maintiens), nous devons aller sur le terrain des usages pour favoriser l&#8217;équilibre et jouer notre rôle d&#8217;éducateurs. Mais bon&#8230; </p>
<p>Une phrase de cet excellent billet de Pollard me titille quand même un peu: «The glue that holds natural communities together is physical and emotional, not virtual or intellectual.» Les émotions nous rapprochent c&#8217;est certain. Pour ce qui est du physique, ça prend pas un bac pour le découvrir&#8230; Du même souffle, ces deux dimensions peuvent aussi nous jouer de vilain tour si l&#8217;éclairage du rationnel, de l&#8217;intellectuel ne viennent pas tamporiser un peu nos ardeurs. Les guerres et les conflits participent aussi du physique et des émotions et on ne peut pas parler d&#8217;exception quand on regarde l&#8217;histoire de nos civilisations. Pourquoi vouloir exclure les dimensions intellectuelles (mieux connues) et virtuelles (moins bien connues) «du ciment» («glue») qui unie les gens? </p>
<p>«La technologie elle-même ne nous mènera jamais là où nous voulons aller», certes, mais elle peut servir à former des communautés plus liées, plus riches et plus ouvertes. </p>
<p>J&#8217;aime bien les soupers de famille avec mes trois garçons et ma conjointe. Mais à l&#8217;âge qu&#8217;ont mes plus vieux (passé la vingtaine), je ne peux compter exclusivement sur les calins et le regard dans les yeux pour entretenir la flamme. Je découvre à chaque jour de nouveaux moyens. Le courriel m&#8217;a procuré de grandes émotions l&#8217;an dernier quand un était en Australie et l&#8217;autre à San Diego. Même s&#8217;ils sont tous les deux dans la région cet été, nous nous découvrons sous certaines dimensions par Facebook. «Tu as lu ce livre-là toi?», «Comment tu fais pour aimer ce groupe-là?», «Tu es revenu de bonne heure du baseball, tu as changé ton «status» à 10 h30&#8230;», etc.</p>
<p>On s&#8217;amuse aussi avec des balades en vélo, des parties de «Scategories», des jasettes au téléphone, des rondes de golf, tous assis devant un lac à regarder un coucher de soleil et j&#8217;en passe&#8230;</p>
<p>Je voulais juste dire que les jouets et les gadgets (Polard écrit «toys» à la fin de son billet) ça m&#8217;a permis d&#8217;avoir beaucoup de plaisir avec ma p&#8217;tite gang et je ne voudrais pas d&#8217;un monde où il n&#8217;y en aurait plus! </p>
<p>Le problème n&#8217;est pas dans le gadget, il est dans l&#8217;utilisation qu&#8217;on en fait&#8230;</p>
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