Merci Fred!

Pour être à la mode, il faut clamer l’argument économique et chanter l’éloge de la richesse. Il faut aussi être écolo en rêvant d’une belle auto hybride, d’une maison verte toute neuve et d’un journal en papier électronique. Dans un tel contexte, j’aime savoir qu’il existe encore des gens qui prennent leur temps et qui s’inspirent du passé pour mieux vivre le présent… sans trop se prendre au sérieux.

Fred Pellerin est un ce ceux-là et le texte qu’il signe ce matin dans la page idées du Devoir fait vraiment du bien après une campagne électorale menée à toute vitesse par des candidats pressés, entraînés pour faire sortir le vote et livrer la plateforme du parti. À la fin d’une campagne de monologues pendant laquelle il y a eu très peu d’écoute et de dialogue, il faut lire Fred et le remercier!

Les rêves n’ont plus leur parti dans la politique. Aujourd’hui, on applique des règles de mise en marché à nos produits aux allures démocratiques. L’avenir de notre monde se joue sur les tables mêmes où sévissent les lois du commerce. Les pancartes des candidats ressemblent à celles des vendeurs de maison. On courtise l’immobilisme. On cherche le dominateur commun. Et tous les génies fusent de leurs lampes astiquées avec les trois mêmes voeux à offrir. Santé, éducation et prospérité. Comment ne pas les aimer tous?

[...]

Je continue de croire en des demains. J’aspire d’air et rêve d’eau pure. Je rêve de voir briller le soleil dans le système scolaire. Je rêve d’une espérance de vie qui sera plus qu’une moyenne chiffrée. Pour qu’on règle le problème électile et le manque d’enfants. À arrêter de se réduire l’avenir à trop court. À se redonner le lousse pour pousser l’espoir un peu plus loin, et reprendre envie à léguer. À rêver ensemble, surtout. La démocratie.

Le texte complet est ici: Le problème électile