Dehors, les enfants!

J’essaie de ne pas trop en parler, mais parmi tous les fantasmes qui peuplent mon esprit, il y en a plusieurs qui sont reliés à la nature. Par exemple, quand je fais mon jogging, je m’imagine en homme primitif parcourant les grandes étendues africaines ou encore en amérindien qui traque le chevreuil (faut avoir lu Why we run. A natural hstory pour me comprendre!). Quand je vois les montagnes qui dominent l’arrière-pays de la ville de Québec, j’imagine le chant de la Paruline à collier et l’odeur de l’Épinette noire. Je rêve à la Grive de Bicknell qui niche au sommet du mont Mégantic et au sentiment que l’on a en haut du Katahdin. Bref, mon imaginaire est peuplé d’images qui me viennent de mes expériences en nature.

Faut croire que je ne suis pas le seul! Le biologiste Edward O. Wilson appelle cela la biophilie: nos origines de chasseurs-cueilleurs sont encore profondément ancrées en nous et ceci nous amène à ressentir le besoin d’entrer en contact avec la nature, voire de s’y immerger.

Si je parle de tout ça aujourd’hui c’est pour vous inviter à lire un article paru dans la plus récente édition du magazine Orion. Dans Leave no child inside, Richard Louv parle de la croissance rapide aux États-Unis du mouvement pour reconnecter les enfants avec le milieu naturel. Les enfants bougent de moins en moins et restent de plus en plus à l’intérieur et Louv, qui est président du Children & Nature Network veut les faire aller dehors et redécouvrir leur place dans la nature. À la garderie, à l’école, dans la ville et en campagne: les jeunes gagnent à jouer dehors et découvrir le milieu naturel. La société en général y gagne aussi:

Si la société accepte un fait aussi simple que les bienfaits des expériences en nature sur la santé des enfants, elle pourrait commencer à réévaluer la valeur qu’elle accorde à l’environnement. Alors que les experts en santé publique ont traditionnellement associé la santé à l’absence de polluants, cette définition ne réussit pas à inclure un élément tout aussi important: comment l’environnement peut améliorer la santé humaine. Vue de cette perspective, la nature n’est pas un problème, c’est LA solution: le contact avec l’environnement naturel est essentiel à notre bien-être.

Quelques autres idées intéressantes, comme le développement de centres communautaires d’écologie urbaine (tiens, une autre idée pour le conseil de quartier!) sont proposées par l’auteur en plus de statistiques sur le taux d’inactivité des jeunes américains.

C’est dans l’édition de mars/avril du Magazine Orion (version papier dans les bons kiosques à journaux ou en ligne ici).

En terminant, quelques photos de Francis, bientôt quatre ans, qui ne risque pas trop de manquer de contacts avec la nature (et Noémie, sa petite soeur de 4 mois est initiée elle aussi!).

Au Lac Kénogami, chez grand-papa Martin:

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Au Cap-Tourmente, avec Odessa et Lixie:

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Dans les Rocheuses, sur le sentier Ptarmigan Cirque (ma plus belle journée en plein air de 2006!):

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Dodo en canot, sur le lac Cascapédia, dans le Parc National de la Gaspésie:

Francis en canot

Observation de libellules en accouplement, Station touristique Duchesnay:

Curieux, va!

Bon, faut que je termine ce billet: le reste de la famille m’attend pour aller faire les courses… à pied!

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