Le XIe sommet de la Francophonie se tenait à Bucarest la semaine dernière. Le thème de la conférence était «Technologies de l’information dans l’éducation». L’environnement a occupé une place importante dans plusieurs des discussions et ce, dès le préambule de la Déclaration de Bucarest:
2. Convaincus que l’éducation, socle du développement durable, constitue un droit fondamental et qu’elle doit viser le plein épanouissement individuel, favorisant ainsi la compréhension et la tolérance entre les nations; [...]
un peu plus loin, les Chefs d’États et de gouvernement ayant le français en partage s’engagent à:
29. Promouvoir l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation à l’environnement, et développer des stratégies d’accès à ces technologies qui prennent en compte une gestion durable des matériels utilisés et leur recyclage sans danger pour l’environnement.
Il est très intéressant de voir que l’éducation, les technologies de
l’information et le développement durable sont de plus en plus perçus
comment étant des éléments essentiels et indissociables pour assurer
l’avenir de notre civilisation. Je reparlerai de cela d’ici quelques
jours en commentant un article de Francesco di Castri publié en 2003
(il avait alors 73 ans) et qui est vraiment révélateur du grand esprit que Di Castri a été.
Et, parmi les cinq résolutions qui ont été adoptées, on trouve celle-ci:
Résolution sur le changement climatique
Les
Chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage
réunis en Conférence, à Bucarest, les 28 et 29 septembre 2006,Constatant les
graves conséquences du changement climatique pour l’environnement et
ses effets, qui se traduisent par l’aggravation de la désertification
et de la déforestation, par l’assèchement des fleuves, ainsi que par la
recrudescence des maladies infectieuses et par la destruction des
équilibres pathologiques et sanitaires;Inquiets
des entraves que le changement climatique oppose au développement
économique, singulièrement sur le continent africain et dans les petits
États insulaires en développement;Préoccupés de
constater que le changement climatique met en péril, dans un avenir
immédiat, l’équilibre économique et écologique de la planète, et
compromet ainsi directement l’avenir de nos enfants;Sommes déterminés à travailler ensemble sur cet enjeu planétaire qui nous concerne tous;
Nous engageons
à coopérer avec les Nations Unies, chargées au premier rang de relever
ce défi universel, dans le cadre du Protocole de Kyoto, à travailler
ensemble dans d’autres enceintes internationales en vue de réduire les
gaz à effet de serre, et à réfléchir ensemble à l’après 2012, en
particulier lors de la Conférence des parties à la Convention sur le
changement climatique qui se réunira à Nairobi du 6 au 17 novembre 2006;Appelons tous les États et gouvernements à se joindre à cet effort.
Cette
résolution m’amène à poser une question: est-ce que l’on doit
comprendre que le Canada, un des pays signataires, va finalement
décider de poursuivre dans la voie de Kyoto ou à tout le moins de
participer activement aux travaux dirigés par l’ONU? Le gouvernement
Harper nous promet une stratégie environnementale pour l’automne…
j’ai bien hâte de voir ce que l’on y trouvera.
Vous pourrez télécharger les Résolutions et la Déclaration de Bucarest à partir du site de Médiaterre.
(NOTE: au moment où je publie ce texte, aucun des sites de
l’Organisation Internationale de la Francophonie – Médiaterre en fait
partie - ne répond).
