William McDonough fait figure de leader dans le domaine de la recherche de solutions économiquement viables aux problèmes environnementaux.
C’est le père du concept Cradle-to-Cradle. En gros, ça consiste à repenser notre façon de concevoir les choses pour faire en sorte que l’on ne génère plus de déchets; que tout ce que l’on fait soit recyclable à l’infini. Ainsi, les produits que nous consommons, les constructions que nous habitons et les infrastructures que nous utilisons seraient conçus de manière à être sains (pour l’environnement et les humains), pourraient être mis à niveau et modernisés facilement et se recycleraient totalement à la fin de leur vie utile.
Les purs et durs de l’écologie ne l’aiment pas trop: sa vision ne
prône pas une diminution de la consommation, mais un meilleur design
pour assurer la viabilité économique et écologique du développement. De
mon côté, je trouve très intéressante son approche en ce sens qu’elle
cherche à réconcilier l’écologie, l’économie et la justice sociale.
J’en reparlerai éventuellement, mais en attendant, ça vaut la peine
de regarder cette capture vidéo d’une allocution de McDonough dans le
cadre d’un colloque de designers. J’ai fait une carte heuristique pour résumer le tout (mcdonough.pdf)
Alors si vous n’avez pas le temps de regarder la séquence vidéo (50
minutes), jetez au moins un oeil au schéma! Il y a pas mal d’info sur
le schéma alors vaut mieux le regarder à l’écran (en utilisant la
fonction d’agrandissement de votre logiciel de lecture de PDF) plutôt
que de l’imprimer (à mois d’imprimer en format tabloïd).
Si je n’avais à retenir qu’une seule chose de tout ça? C’est que l’on se
doit de penser au bonheur de nos enfants (et aux enfants de tous les
habitants de la planète) ainsi qu’à celui des générations futures dans
les décisions que l’on prend. Est-ce que c’est ce que l’on fait
présentement? Je ne le pense pas. C’est donc qu’il faut changer notre
façon de penser. Comment? Il y a de plus en plus d’indices qui nous
permettent d’entrevoir un parcours. Je suis bien déterminé à continuer
de rechercher ces indices et à trouver des gens avec qui contribuer à
paver la voie du futur.
Merci à Treehugger et Grist pour le lien vers la vidéo.
Pour une intro rapide au concept de Cradle-to-Cradle, je suggère ce texte du magazine Newsweek: Designing the future.

3 commentaires
Bien contente que tu prennes le temps de les épelucher ces sources d’idées et de réflexion, c’est génial!
Une question pour toi, ces auteurs qui proposent des modèles attrayants comme celui-là, est-ce qu’ils voient une manière d’opérer le virage? Comment on passe de un à l’autre? Je réfléchis beaucoup à cela ces jours-ci. Une fois qu’on a un ou plusieurs modèles d’arrivée intéressants, comment travailler à faire embarquer le plus de personnes possibles, et aussi l’industrie, les «corporations», ceux qui peuvent avoir un impact significatif dans un sens ou dans l’autre. On sait que c’est souvent dans la gestion du changement que les couaks peuvent se produire, qu’il y a de la résistance… Quels stimuli? Comment s’assurer qu’il y aura le moins possible d’actes qui auront pour résultat de saboter les bons coups? Simpliste tu me diras mais je regarde Kyoto, c’est juste un exemple…
Grands questionnements du dimanche soir sous les vents et la pluie d’Ernesto…
De ce que j’observe, la plupart des gens qui proposent de nouvelles façons de faire ne croient pas qu’un «plan d’action» pourra être suivi pour en arriver à modifier le fonctionnement de la société.
Ils proposent plutôt de commencer par des actions locales et de poursuivre en arrimant le plus de gens possibles au projet… jusqu’à l’atteinte d’un «point de bascule» qui pourra éventuellement faire bouger les choses plus rapidement.
Pour ce qui est du sabotage des bons coups… il faut s’y résigner: un bon coup pour certains est toujours un mauvais coup pour d’autres!
si vous avez la possibilite de recuperer le reportage qui est passe hier soir ( le 21/03/07) sur geo à 22H30, sautez dessus il repond à toutes les questions et toutes celles auxquelles on ne pense pas !! ça parle du » berceau au berceau » de Nike, Ford, ….qui travaillent avec Donough, et ça marche ça alimente la biosphere, la technosphere…c genial les industriels s’y retrouve ( ils augmentent leurs chiffres d’affaire ) tout le monde y trouve son compte, pourquoi alors n’en entendons nous pas parler ???